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La mobilisation des livreurs de repas continue contre Deliveroo

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Ce mouvement coordonné a commencé dimanche 27 août ; il se poursuit aujourd’hui avec une mobilisation dans quatre grandes ville de France (Paris, Bordeaux, Lyon et Nantes).

 

Nous vous en parlions déjà au début du mois d’août, le colère monte dans les rangs des livreurs de repas (auto-entrepreneurs) qui travaillent pour le groupe Internet britannique Deliveroo.[/highlight]

Ces “livreurs-partenaires” comme les appellent Deliveroo, et surtout les plus anciens d’entre eux, protestent contre la nouvelle grille de rémunération mise en place par le groupe Internet et qui entre symboliquement en application ce lundi 28 août 2017.

A la base du mécontentement, l’abandon des contrats payés à l’heure pour des contrats payés à la course qui seraient beaucoup moins lucratifs pour les livreurs, ce que dément Deliveroo. Autre point de friction, la remise en cause unilatérale de certains avantages (comme les minimum garantis ou la prime de pluie).

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Un modèle économique bancale

Soutenu par la CGT et SUD, le mouvement tente d’inciter les livreurs à rejoindre des collectifs locaux, seul moyen selon l’article 60 de la Loi Travail, pour les travailleurs indépendants d’enter “dans un mouvement de refus concerté de fournir leurs services”, sans s’exposer sauf abus, à des sanctions ou à une rupture de contrat… de prestation de services.

De son côté, Deliveroo qui a déjà levé, depuis sa création en 2012, près de 475 millions de dollars (auprès d’une douzaine d’investisseurs dont DST Global, ce fonds russe omniprésent dans l’économie Internet) n’a toujours pas trouvé de modèle économique viable.

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Paradise Papers / Comment l’argent du Kremlin inonde la Silicon Valley

Les informations révélées, dimanche 5 novembre 2017, dans le cadre des "Paradise Papers" (une grande enquête menée par le "Consortium international des journalistes d'investigation" (ICIJ), sur la base de millions de documents provenant pour partie du cabinet d'avocats Appleby-Estera, permettent de confirmer ce dont l'on se doutait déjà, à savoir que des proches du président russe, Vladimir Poutine, ont utilisé DST Global, le fonds d'investissement contrôlé par le milliardaire russe Youri Milner pour faire leur marché dans la Silicon Valley et réaliser de très confortables plus-values.

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