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Pour la justice brésilienne, un chauffeur de VTC Uber est un salarié comme un autre

Un juge brésilien Judge Marcio Toledo Gonçalves a condamné lundi 13 février 2017 Uber à verser 30 000 reais (l’équivalent de 9 400 euros) à l’un de ses chauffeurs VTC, considéré comme un salarié comme un autre,  au titre des heures supplémentaires et pour couvrir d’autres frais (congés payés…). Uber a annoncé son intention de faire appel. 

 

 

Alors même qu’en France les négociations entre Uber et les organisations de VTC se poursuivent, le groupe Internet qui vient d’être obligé de payer 20 millions de dollars aux Etats-Unis pour publicité mensongère envers ses futurs chauffeurs, connait un début de semaine particulièrement difficile au Brésil.

Dans ce pays, après le Royaume-Uni et la Suisse, un juge vient en effet de décider qu’un chauffeur Uber était un salarié comme un autre (et non un travailleur indépendant en contrat avec Uber).

Partant de ce principe, le juge Judge Marcio Toledo Gonçalves a condamné lundi 13 février 2017 Uber à verser 30 000 reais (l’équivalent de 9 400 euros) de dédommagement à l’un de ses chauffeurs VTC

Uber-Brésil-SaoPaulo

Se basant sur une récente décision de justice rendue en sens contraire, Uber a annoncé son intention de faire appel. En effet, dans ce type d’affaires l’argumentation d’Uber est toujours la même.

Pour le groupe Internet, les chauffeurs de VTC ne sont pas des salariés déguisés, c’est-à-dire qu’il n’existe pas de lien de subordination mais un simple lien contractuel, les chauffeurs étant libres de travailler quand bon leur semble et même de travailler via des applications concurrentes d’Uber.

Agressions et meurtres de chauffeurs Uber

Au Brésil toujours, ce début de semaine cauchemardesque pour Uber a continué avec la parution mardi 14 février d’une enquête de l’agence Reuters portant sur le nombre d’agressions (et de meurtres) dont été victimes ces derniers mois les chauffeurs Uber dans l’agglomération de Sao Paulo.

Selon Reuters, le nombre d’agressions et de vols aurait été multiplié par 10 dans la région (passant de 13 à 141 par mois) suite à la décision d’Uber (mise en place à la fin du mois de juillet 2016) d’accepter le règlement des courses non plus exclusivement par carte de crédit mais aussi en argent liquide.

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