Revue de presse
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Monthly Archives: mars 2013

Google, une prune et des bonus

Google (50,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2012) vient d’accepter de payer une amende de 7 millions de dollars pour avoir illégalement collecté des données personnelles d’internautes. Voilà qui donne à réfléchir…

 

“Data is the new oil” (comprenez, “les données personnelles c’est le nouveau pétrole, le carburant de l’économie numérique”). Ceci n’est pas une simple pensée d’éditorialiste de café du commerce, mais nous vient tout droit d’une déclaration de Neelie Kroes, commissaire européenne en charge de la Société numérique. Vue l’importance du sujet et de la matière on pourrait donc s’attendre à ce qu’un vol de carburant (fut-il numérique), doublée d’une violation de la vie privée, en l’espèce la captation frauduleuse de données personnelles, soit punie de la manière la plus exemplaire qui soit.

Un datacenter chez Google

Que nenni !!! Aujourd’hui qu’il s’agisse d’un réseau de hackers (qui expose au tout venant les données personnelles de tel ou tel internaute), d’une multinationale japonaise qui voient fuiter les données des membres de son service de jeux en réseau sur le Net, ou d’un géant de la high-tech qui se permet (par égarement technologique) de collecter en toute illégalité (et à leur insu) les données de milliers d’internautes la réprimande ne dépasse guère plus le stade du “petit coup de règle sur les doigts”.

Dernier exemple en date, Google. Avec son programme Street View, le groupe américain a collecté en toute illégalité et plusieurs années durant (de 2008 à 2010 aux Etats-Unis) des informations personnelles d’internautes. Ces données personnelles étaient récupérées par les voitures du programme Street View (censées uniquement prendre des photos pour les services de géolocalisation de Google), via des réseaux non sécurisés et sans l’accord du public concerné.

En clair, si un véhicule Google Street View passait dans votre rue au moment où vous surfiez sur Internet avec une connexion Wi-Fi non sécurisé il y a de grandes chances pour qu’il ait été en mesure de collecter (par mégarde) vos identifiants, vos e-mails et vos mots de passe. En mars 2011, en France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait condamné Google à une amende de 100 000 euros.

Cette fois-ci aux Etats-Unis le géant de l’Internet risquait plus gros, à savoir faire face à des poursuites judiciaires engagées par 38 Etats américains. Pour éviter le procès Google s’est engagé à payer 7 millions de dollars d’amende ainsi qu’à détruire les informations collectées. Dans le même temps on apprenait que le groupe Internet allait cette année verser 15 millions de dollars de bonus à quatre de ses dirigeants pour services rendus (en 2012).

Question : au-delà du cas Google, une amende de 7 millions de dollars (sans parler des crédits papéterie de la CNIL) est-elle sérieusement à même d’infléchir la politique d’un groupe dont le chiffre d’affaires flirtait en 2012 avec les 50 milliards de dollars? Poser la question, c’est malheureusement un peu avoir la réponse…

Chez Apple, le travail de nuit c’est fini !

La justice vient d’interdire à Apple d’employer ses salariés de nuit dans sept de ses Apple Store implantés en France.

 

A New York, sur la Cinquième avenue, l’Apple Store est ouvert 24h/24h et 365 jours par an. Mais en France, pas question pour Apple de faire travailler ses salariés en nocturne (entre 21 heures et 6 heures du matin).

Le tribunal de grande instance de Paris vient de rappeler ce principe en interdisant à Apple d’employer ses collaborateurs de nuit dans sept de ses magasins français, dont l’Apple Store Opéra, rapporte Le Figaro.

Dans sa décision le tribunal fait “interdiction à Apple Retail France d’employer des salariés entre 21 et 6 heures (…) et ce sous astreinte provisoire de 50.000 euros par infraction constatée”.

Apple est également condamné à payer aux syndicats demandeurs la somme de 10.000 euros “au titre de provision à valoir sur les dommages et intérêt”. Une décision aux prudhommes sur le même sujet est attendue le 16 avril prochain.

Vimeo se lance dans la VOD

Vimeo, le “YouTube des créatifs” se lance dans la VOD, ou plutôt dans la Vimeo On Demand.

 

Accessible dans un premier temps aux membres Vimeo Pro, ce service permet aux créateurs de vendre en direct aux internautes leurs oeuvres en conservant au final 90% des revenus générés (après frais de transaction). On est loin, bien loin des quelques miettes laissées par un YouTube aux producteurs de vidéos rémunérés au clic de bannière publicitaire.

Les créations achetées vidéos via Vimeo On Demand sont multi-plateformes c’est-à-dire accessibles sur tous les terminaux, ordinateur, mobile (Android/iOS/Windows), TV (Apple TV/Roku/Google TV/Xbox Live) ou télévisions connectées (Samsung/Panasonic/Phillips). Les vendeurs ayant eux la possibilité de fixer le prix de vente de leur production et de personnaliser le design de leur page.

DeadSoci.al parce qu’il y a une vie numérique après la mort

C’est assurément le concept le plus funeste qui soit. Une start-up britannique lancée à l’occasion du festival SXSW qui se tient actuellement à Austin (Texas) propose aux internautes de rédiger, et de poster des messages d’outre-tombe sur les réseaux sociaux.

 

Longue vie à DeadSoci.al ! C’est en tout cas ce que doivent penser les quelques milliers d’utilisateurs de ce service dédié à la vie “online” d’outre-tombe.

L’idée est simple, avec DeadSoci.al les futurs défunts (c’est à dire à peu près 100% de la population présente sur cette Terre) ont maintenant la possibilité de pré-rédiger des messages, de tourner des vidéos et d’en programmer la diffusion sur les réseaux sociaux (à commencer par leur comptes Twitter et Facebook, les utilisateurs de Google+ devront eux se montrer un peu plus patients) bien après être passer à trépas. Pour l’heure DeadSoci.al “garantit” une diffusion sur une centaine d’années mais ne compte bien évidemment pas en rester là.