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Monthly Archives: avril 2016

Le South China Morning Post repasse au gratuit

Le quotidien de Hong Kong racheté il y a quatre mois par le géant chinois du commerce en ligne Alibaba (pour 266 millions de dollars), vient de fermer son “paywall”, une formule qui proposait à ses lecteurs de payer au-delà d’un certain nombre d’articles lus. 

Alibaba est un concurrent d’Amazon, dont le fondateur, Jeff Bezos, a lui-même racheté le Washington Post. “Notre objectif, maintenant, ce n’est pas de trouver le bon modèle économique. Nous devons en priorité nous adapter aux habitudes de nos lecteurs”, a déclaré Jack Ma, le PD-G fondateur d’Alibaba.

Ceci étant posé, ce revirement stratégique ne résout pas l’équation de la rentabilité du South China Morning Post dont les abonnements papier ne cessent de plonger. Pour l’heure le journal continuera de s’en remettre pour partie à la publicité en ligne pour tenter de booster son chiffre d’affaires.

“Beaucoup de gens pensent que sur Internet tout doit être gratuit, mais cela n’est pas aussi simple”, a ajouté Jack Ma.

Whatsapp crypte toutes vos communications

A partir du mardi 5 avril 2016, toutes les communications passant par le “messenger” Whatsapp, propriété de Facebook, sont cryptées d’un bout à l’autre, de l’expéditeur du message à son destinataire.

 

En matière de cryptage des données, Whatsapp vient d’adopter la même ligne que Telegram, une application de “messenger” qui par son degré de confidentialité faisait déjà depuis longtemps le bonheur des criminels et des organisations terroristes.

En clair, à compter du mardi 5 avril, Whatsapp (propriété de Facebook) a décidé de crypter l’ensemble des communications de ses utilisateurs de l’envoi à la réception du message, explique la startup sur son blog. Cela signifie essentiellement que les messages envoyés ne pourront en aucun cas être interceptés, ni par des hackers, ni par des gouvernements. Il s’agit là d’une évolution majeure dans le monde des “messengers”, une évolution qui concerne pas moins d’un milliard de personnes, à savoir le nombre d’utilisateurs actifs aujourd’hui revendiqués par Whatsapp.

Liberté d’expression

whatsapp_encryption“L’idée est simple”, explique Whatsapp. “Quand vous envoyez un message, la seule personne qui puisse le voir est le destinataire du message, ou le groupe de personnes auquel ce message est destiné. Personne ne peut intercepter ce message et encore moins le lire, ni les criminels, ni les gouvernements, pas même nous.”

Amnesty International s’est félicitée de cette évolution la qualifiant de “grande victoire pour la liberté d’expression”. Rappelons, à toutes fins utiles, qu’il s’agisse de Telegram, de Whatsapp, ou de toute autre application que ce type de déclarations sur le cryptage des données… engagent, en premier lieu, ceux qui les croient.

Au Canada, les “scammers” ciblent les réfugiés

C’est la face sombre de l’arrivée et de l’accueil de dizaines de milliers de réfugiés par le Canada.

 

D’un côté, le gouvernement dirigé par le nouveau Premier ministre Justin Trudeau met un point d’honneur à accueillir dans les meilleures conditions possibles des dizaines de milliers de réfugiés, qui pour beaucoup d’entre eux fuient les horreurs du conflit syrien.

De l’autre des “scammers” (des escrocs, des arnaqueurs), qui se font passer pour des représentants des pouvoirs publics, ciblent ces mêmes réfugiés en les menaçant par mail ou par téléphone de voir annuler leur passeport, ou leur demande de citoyenneté annulés voire d’être renvoyés dans leur pays d’origine, s’ils ne payent pas une certaine somme d’argent, indiquent l’agence Reuters, et les médias locaux.

15 000 plaintes déposées en 2015

canada-refugee-scamUn odieux racket, aujourd’hui dénoncé par les autorités qui mettent en garde les réfugiés contre ce type de pratiques.

Depuis le début de l’année 2015 près de 15 000 plaintes visant une tentative d’escroquerie au “scamming” auraient déjà été déposées au Canada, indique le gouvernement. Soit plus de dix fois le nombre de plaintes enregistrées sur l’année 2014.

Le pistolet qui ressemble à un iPhone

C’est la (très) mauvaise idée du jour… Et elle nous vient des Etats-Unis.

 

“Aujourd’hui les smartphones sont partout. Alors si vous vous promenez avec un pistolet qui ressemble à un smartphone dans votre poche, les gens n’y verront que du feu.”

Sur le site Internet d’Ideal Conceal, une startup basée dans le Minnesota, le message a au moins le mérite de la clarté. Kirk Kjellberg, l’inventeur de ce pistolet destiné à passer incognito prévoit de la commercialiser dès cette année au prix de 395 dollars.

Aux Etats-Unis, en effet – pays où la National Rifle Association (la NRA), le lobby des armes à feu est très puissant – nul besoin d’autorisation officielle pour mettre une arme à feu sur le marché. Tout juste les autorités fédérales interdisent-elles, parfois, après enquête, certaines armes ressemblant un peu trop à ce qu’elles ne sont pas, à savoir des portefeuilles, des stylos, ou des couteaux.

Demande d'interdiction

L’idée, la création, l’invention de Kirk Kjellberg, ne plait pas, et il s’en faut de beaucoup, au sénateur démocrate de l’Etat de New York, pour qui ledit pistolet, s’il ne ressemble pas à un pistolet, présente en revanche toutes les caractéristiques d’une catastrophe en puissance.

idealconceal-smartphone-gun“Quand il est placé dans la poche d’un individu, personne ne peut dire qu’il s’agit d’un pistolet”, explique le parlementaire, cité par CNN. “Et pour la police c’est encore pire, puisque quand vous le sortez de votre poche, il est impossible de dire si vous vous apprêtez à téléphonez ou à tirer sur quelqu’un”.

Par ailleurs, ajoute Charles Schumer, le pistolet, de part sa structure, sera indétectable en tant que tel lors de son passage aux rayons X. Le parlementaire entend donc demander l’interdiction de cette arme à feu, qu’il estime illégale.

Important piratage de données personnelles en Turquie

Les données personnelles de plus de 50 millions de citoyens turcs, ont été postées en ligne lundi 5 avril 2016 sous la forme d’un fichier compressé de 1,4 Go de données.

 

Ce fichier, dont les données ont été authentifiées par l’agence Associated Press (AP), indique le site Wired,  contient des informations comme le nom, la ville de naissance, le lieu de naissance, la date de naissance, l’adresse, ou bien encore le numéro national d’identité des personnes concernées.

Le tout était accompagné d’un message soulignant le faible niveau de protection de ces données par les autorités turques, qui a permis in fine de récupérer cette base de données géantes (et non cryptée) sur les serveurs du gouvernement.

50 millions de personnes touchées

De son côté, et comme si tout cela était normal, le gouvernement a tenté de minimiser l’impact de la diffusion de ces informations en expliquant qu’il s’agissait “d’une vieille histoire” remontant à 2010. Or selon des experts, s’il y avait déjà une fuite de données en 2010, celles-ci n’avaient alors pas été postées en ligne…

Errare humanum est. Perseverare diabolicum!

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