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Les “livreurs partenaires” de Deliveroo se mobilisent contre les changements de rémunération que veut leur imposer l’entreprise

A Lyon et à Bordeaux plusieurs dizaines de coursiers à vélo “indépendants” travaillant pour cette entreprise de livraison à domicile protestent contre l’évolution de leur grille de rémunération.

 

Après Take Eat Easy en juillet 2016, Deliveroo, en juillet 2017. Il ne se passe donc plus un été sans que le secteur de la livraison à domicile ne connaisse l’une de ces vagues de protestation qui sont autant d’échos à l’uberisation rampante de la société, et, reconnaissons-le, à la resurgence d’un type de rapport social que l’on croyait enterré depuis la fin du 19ème siècle.

Depuis plusieurs jours, à Lyon et à Bordeaux, plusieurs dizaines de “livreurs partenaires” (en réalité des coursiers à vélo, auto-entrepreneurs, n’ayant pas droit ni aux congés payés, ni à un salaire minimum et qui ne sont pas couverts en cas d’accidents du travail), travaillant pour l’entreprise de livraison à domicile Deliveroo, protestent contre la mise en place d’une nouvelle grille de rémunération qui doit intervenir dès le mois de septembre.

Deliveroo

Dans la communication de Deliveroo, cette évolution de rémunération répond au doux nom de “convergence de la tarification”. Elle vise à appliquer aux plus anciens “collaborateurs” de l’enseigne les conditions de rémunération déjà en vigueur pour ceux qui ont rejoint la marque après septembre 2016.

Baisse de revenus

En pratique, quand les plus anciens livreurs touchent aujourd’hui, sur la base d’un mode de rémunération mixte, 7,50 euros de l’heure auxquels s’ajoute un complément de 2 à 4 euros par livraison selon la qualité de la prestation, les nouveaux venus chez Deliveroo sont payés 5 euros la course.

Pour tenter de faire passer plus aisément la pilule, l’entreprise “ travailler à améliorer l’algorithme pour que les livreurs aient le moins de temps d’attente possible au restaurant pour récupérer les repas et le moins de distance à parcourir”.

Mais dans le même temps Deliveroo fait pression par mail sur les “livreurs partenaires” concernés en leur faisant clairement comprendre que s’ils n’acceptent pas les nouvelles conditions de rémunération à venir ils auront le droit… de prendre la porte.

Selon le syndicat CGT des coursiers, la future évolution tarifaire pourrait entraîner selon les coursiers concernés des pertes de revenus allant de 300 à 800 euros.

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