Revue de presse
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En Grande-Bretagne, vous pourrez bientôt payer à la pompe avec PayPal

Il n’y a pas que l’argent liquide et les cartes de crédit dans la vie. Avec Apple Pay, ou PayPal, le paiement mobile (physique) a de beaux jours devant lui…

 

Shell-PayPal-UKPayer à la pompe avec PayPal. C’est-à-dire payer son plein d’essence directeùent avec son compte PayPal.

Au Royaume-Uni ce sera bientôt possible dans l’ensemble des stations du groupe pétrolier Shell. Plus besoin de faire la queue pour règler la note. Plus besoin de se promener en permanence avec son portefeuille.

Chevron et Apple Pay

Avec cette nouvelle solution de paiement, déjà testée depuis quelques mois outre-Manche, les automobilistes pourront faire le plein jour et nuit en toute quiétude (et en toute sécurité) pour un montant allant de £20 à £150 par transaction.

Aux Etats-Unis, le concurrent de Shell, Chevron a pour sa part déjà mis en place une solution de paiement via Apple Pay.

Plus d’infos (en anglais) sur le site de Shell.

Rachat de Virgin Mobile par SFR-Numericable / 9,7 millions d’euros, le bonus qui passe mal…

Jolie récompense pour services rendus. Dans la foulée du rachat du premier opérateur virtuel français (MVNO) par le groupe dirigé par Patrick Drahi, 9 responsables de Virgin Mobile se sont vus allouer une enveloppe de 9,7 millions d’euros, quand les 135 employés de l’entreprise ne se sont vus attribuer que 1800 euros. Malaise…

 

Si les 135 collaborateurs de l’opérateur virtuel (MVNO) Virgin Mobile ont quelques difficultés à s’endormir en ce début d’été 2015 ils pourront toujours se plonger dans “Salauds de patrons!”, un ouvrage signé de leur ex-PDG (jusqu’en juin 2014) Geoffroy Roux de Bézieux, aujourd’hui numéro 2 du Medef aux côtés de l’ineffable Pierre Gattaz.

Ils y retrouveront la citation suivante: “Si les Français n’aiment pas les patrons, c’est d’abord la faute des patrons (…). Que faire pour changer tout cela ? C’est très simple : faites confiance aux patrons.”

Faire confiance… La chose n’est pas toujours des plus aisées pour le collaborateur d’une entreprise qui vient d’être revendue 325 millions d’euros au groupe SFR-Numericable, et qui apprend par le biais d’un rapport d’audit financier commandé par son comité d’entreprise, que neuf des responsables de la société (sept membres du comité exécutif et deux cadres non dirigeants), Virgin Mobile, se sont vus allouer à l’occasion de cette transaction une belle enveloppe de 9,7 millions d’euros en guise de “rémunération exceptionnelle”. En pratique, 3,3 millions d’euros déjà versés et et 6,4 millions d’euros encore à venir et pour l’heure classés dans la rubrique “provision pour risques et charges”.

“C’est légal, mais ça pose un gros problème de moralité.” Un représentant CFDT de Virgin Mobile, cité par le site FranceTVInfo.fr.

Pas facile donc de faire confiance quand en tant que salarié, on s’interroge aujourd’hui sur son intégration prochaine dans un groupe au climat social plutôt tendu, et que l’on n’a touché pour ladite vente de Virgin Mobile à SFR-Numericable “que” 1800 euros, payables en deux fois. Une prime arrachée par les syndicats à l’issue de négociations compliquées.

De son côté, après avoir racheté SFR au début de l’année 2014 pour 17 milliards d’euros, le groupe (aujourd’hui endetté à hauteur de 40 milliards d’euros) dirigé par l’homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi avait (logiquement) souhaité mettre la main en décembre 2014 sur Virgin Mobile, premier opérateur virtuel de téléphonie mobile (MVNO) du marché français, et son million et demi de clients.

“Juive”, “très con”, “fort accent africain”… quand Boulanger fiche ses clients, ça la fiche mal!

A l’occasion d’un contrôle effectué en février 2015 au magasin d’Annemasse de l’enseigne d’électroménager et de multimédia Boulanger, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a recensé… 5828 commentaires excessifs, déplacés ou injurieux sur la clientèle de l’établissement. Mise en demeure, l’entreprise a trois mois pour changer ses pratiques, sous peine de sanctions.

 

“Suite aux dysfonctionnements identifiés par @CNIL Boulanger présente ses sincères excuses et prend toutes les mesures pour y remédier.” Sur Twitter, l’embarras des responsables de la communication du groupe d’électroménager, de multimédia, et chantre de la “happy-technologie” (sic) Boulanger (130 magasins en France, 8000 collaborateurs) est patent.

Et on le serait à moins, car les “dysfonctionnements” auxquels fait allusion Boulanger sont en réalité des commentaires (5828 au total sur un seul magasin) qui flirtent parfois avec le racisme, insultants ou déplacés, relevés par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), à l’occasion d’un contrôle effectué (suite à un dépôt de plainte) en février 2015 sur le site d’Annemasse.

Un tombereau de mentions injurieuses et stygmatisantes

“Client chiant”, “très con”, “n’a pas de cerveau”, “grosse connasse qui se croit tout permis”, “casse couille”, “folle”, “fort accent africain”, “juive”, “problème cardiaque”, “alcoolique”, “me passe son mari atteint de Parkinson”

Des commentaires, rédigés par les vendeurs de l’enseigne, qui sont autant de manquements à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978. Et plus particulièrement “un manquement à l’obligation de veiller à l’adéquation, à la pertinence et au caractère non excessif des données”, relève la CNIL.

Car “si le recours à l’utilisation de zones de commentaires libres n’est pas interdit dans la mesure où il permet un suivi des dossiers de clients, les informations renseignées doivent être objectives et en relation avec la prestation commerciale. Elles ne doivent pas porter atteinte à l’image de la personne”, indique l’autorité administrative indépendante.

"Le gros ripoux (sic) et sa bonniche"

La Commission nationale de l’Informatique et des libertés a donc décidé de mettre en demeure le groupe Boulanger. L’entreprise dispose d’un délai de trois mois (sous peine de sanction) pour “prendre les mesures nécessaires”, c’est-à-dire l’intégration d’une solution de filtrage permettant d’identifier automatiquement les commentaires déplacés.

Problème, ce n’est pas la première fois que Boulanger est confronté à ce type de mauvaises pratiques. Le 19 janvier 2011 un couple de Cestas qui avait acheté une machine à pain au magasin Boulanger du centre commercial des Rives-d’Arcins avait eu la désagréable surprise de constater sur la facture qui leur avait été remise, en dessous de leur nom et de leur adresse, la mention suivante “Le gros ripoux (sic) et sa bonniche”. Le mari étant retraité de la Police nationale et son épouse, femme au foyer.

TPO, le réseau social pour la bonne cause de Jimmy (Wikipedia) Wales

Après le Royaume-Uni, le co-fondateur de l’encyclopédie collaborative Wikipedia, lance aux Etats-Unis, TPO (The People’s Operator), un réseau social associé à un opérateur de téléphonie mobile pour faciliter le financement et le soutien aux organisations caritatives et humanitaires.

 

tpo-community-jimmy-wales-profile-pageQue diriez-vous si votre opérateur mobile vous proposait de reverser 10% de votre facture de téléphone à une organisation humanitaire de votre choix? Il y a fort à parier que vous trouveriez l’idée plutôt séduisante.

Au Royaume-Uni, cette idée est depuis quelques mois devenue une réalité. Au lieu d’investir, parfois à outrance comme le font ses concurrents, dans des campagnes de publicité au cinéma et à la télévision, l’opérateur mobile The People’s Operator offre à ses clients (ils étaient déjà près de 300 000 au mois de mai dernier) de verser une partie de leur facture mensuelle à une cause de leur choix.

25% des bénéfices reversés à des ONG

TPO-Jimmy-WalesEt l’opérateur lui-même s’engage à donner 25% de ses bénéfices à des organisations caritatives (ONG). Le concept et l’entreprise, pilotée depuis décembre 2014 par Jimmy Wales (le cofondateur de l’encyclopédie collaborative Wikipedia) traverse ces jours-ci l’Atlantique pour être se lancer sur le marché américain. Aux Etats-Unis, The People’s Operator utilisera le réseau Sprint. En parallèle et c’est la grande nouveauté, Jimmy Wales présente actuellement TPO (en référence à The People’s Operator), un réseau social destiné à faciliter le soutien et le financement aux causes humanitaires et caritatives.

“Cela ressemble finalement plus à Twitter qu’à Facebook” Jimmy Walesco-fondateur de Wikipedia, au site Business Insider.

“L’idée de TPO, c’est de donner aux gens les moyens de s’organiser, de se mettre en relation, et de fédérer les énergies autour de projets qu’ils jugent dignes de ce nom. Et ce sans se soucier du fait (car ce n’est absolument pas le cas) que le réseau social qu’ils utilisent prélèvent une commission sur chacune des transactions ou des versements effectués.”

Sympa! Ashley Madison propose à ses membres de supprimer (gratuitement) leurs profils

Le site spécialisé dans les rencontres extra-conjugales est aujourd’hui menacé de fermeture après le spectaculaire piratage de sa base de données (et des informations personnelles de ses 37,5 millions de membres) par un collectif de “hackers” se faisant appeler “The Impact Team”.

 

ashley-madison“Bonne nouvelle” pour les 37,5 millions de membres du site de rencontres adultérines Ashley Madison (le pendant anglo-saxon d’un Gleeden.com en France sur le marché de la relation extra-conjugale), ils peuvent désormais supprimer gratuitement (une gratuité toute temporaire) les profils, photos et messages (coquins?) postés et échangés sur le site (propriété du groupe canadien Avid Life Media). Gratuitement? Oui, car jusqu’à présent ce “service” était facturé 19 dollars!

Mauvaise nouvelle (très mauvaise nouvelle en fait) pour les amants, maitresses et fidèles clients d’Ashley Madison, il ne leur servira peut-être à rien d’effacer toute trace de leur présence sur le site car toutes ces données (leurs numéros de téléphone et de carte de crédit, leurs -véritables- noms, leurs adresses personnelles, leurs photos -coquines ou privées- ainsi que les plus intimes détails de leurs préférences et activités sexuelles) sont désormais dans la nature, entre les mains d’un collectif de pirates informatiques baptisé “The Impact Team”.

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Or ce groupe – hormis les risques de chantage que l’on imagine – menace de rendre public toutes les informations des quelque 37,5 millions de membres d’Ashley Madison, si le site et un autre site de la galaxie Avid Life Media ne se décident pas à fermer purement et simplement boutique.

L’objet du courroux avancé par “The Impact Team”? Le fait que précisément, malgré sa promesse d’effacer les données de ses membres (enfin, de ceux qui désiraient le faire) de la surface du Net, le site Ashley Madison ait commis l’erreur fatale non seulement de conserver ces données mais de les laisser exposées au (presque) premier acte de piratage venu…

AshleyMadison présent en France depuis 2012

Le site de rencontres extra-conjugales a ouvert ses portes en France à l’automne 2012. Un lancement qui s’accompagnait à l’époque (buzz oblige) d’une interpellation évidemment on ne peut plus facile de quelques responsables politiques de l’Histoire de France contemporaine.

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A l’aune des derniers évènements ayant affectés AshleyMadison.com on reverra avec plaisir cet entretien qu’accordait alors le fondateur du site, Noël Biderman, à nos confrères de FrenchWeb. Savoureux!

Communiqué de presse d’Avid Life (éditeur du site AshleyMadison.com). Communiqué que nous reproduisons exceptionnellement ici “in extenso” pour que le lecteur puisse se faire un avis des plus objectifs…

“Nous avons récemment été victimes d’une tentative d’intrusion dans nos systèmes par un tiers non autorisé. Nous nous excusons pour cette intrusion injustifiée et criminelle dans les données de nos clients. La confidentialité des informations concernant nos utilisateurs a toujours été notre plus grande priorité, pour cela nous avons mis en place des mesures de sécurité rigoureuses, notamment à travers la collaboration avec les fournisseurs informatiques leaders dans le monde.

Pour le moment, nous avons été en mesure de sécuriser nos sites, et de fermer les points d’accès non autorisés. Nous travaillons avec des organismes chargés de faire appliquer la loi, qui enquêtent désormais sur cet acte criminel. Les personnes à l’origine de cet acte de cyber-terrorisme seront tenues pour responsables. Grâce à l’utilisation de la Digital Millennium Copyright Act (DMCA), notre équipe a supprimé avec succès tous les messages liés à cet incident ainsi que toutes les Informations Personnelles Identifiables (PII) publiées en ligne à propos de nos utilisateurs.

Contrairement à ce que rapportent les médias dans l’actualité, et sur la base des accusations mises en ligne par un cybercriminel, l’option « payer pour supprimer le profil » proposée par AshleyMadison.com efface bien toute information concernant le profil d’un membre et son activité. Le processus consiste en une élimination minutieuse du profil de l’utilisateur ayant effectué cette requête, et inclut la suppression des images publiées et de tous les messages envoyés à d’autres utilisateurs dans la boîte de réception. Cette option a été développée suite à la demande spécifique des membres et conçue sur la base de leurs retours.

Comme la vie privée de nos clients est notre préoccupation majeure, et à la lumière des récents événements, nous mettrons ce service à disposition gratuitement dès à présent.”

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