Revue de presse
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Monthly Archives: mai 2016

Microsoft et Facebook vont déployer un câble transatlantique sous-marin

Ce câble de fibre optique partira de Virginia Beach dans l’Etat de Virginie (Etats-Unis) pour arriver à Bilbao (Espagne).

La construction du Projet MAREA débutera en août 2016 et devrait s’achever en octobre 2017.

Ce câble sous-marin d’une longueur de 6 600 kilomètres aura pour objectif premier d’améliorer, selon Microsoft, l’expérience utilisateur de différents services hébergés dans le cloud par Microsoft, tels que Bing, Office 365, Skype, Xbox Live, Microsoft Azure, et bien évidemment de Facebook, également partie prenante au projet.

MAREA-Cable

Foxconn, le fabricant de l’iPhone, remplace 60 000 ouvriers par des robots

Le groupe Taïwanais Foxconn, sous-traitant d’Apple et de Samsung accélère la robotisation de sa chaine de production.

 

Pratique, efficace, corvéable à merci et au demeurant peu syndiqué, le robot fait fureur en Chine où les salaires ont tendance à augmenter, et où les revendications des petites mains de l’industrie se font de plus en plus pressantes.

Foxconn Technology Group, l’entreprise qui fabrique l’iPhone que vous avez (peut-être) dans votre poche (car il faut toujours bien garder à l’esprit que les produits Apple sont le plus souvent “conçus en Californie”, mais “fabriqués en Chine”), Foxconn donc, vient d’opérer le remplacement de 60 000 ouvriers par des robots dans son usine de Kunshan (province de Jiangsu).

R&D et contrôle qualité

60 000 ouvriers sur les 110 000 que comptait jusqu’alors ce site de production. Officiellement cette évolution ne devraient pas provoquer de suppressions d’emplois à long terme, affirme Foxconn dans un communiqué adressé à la BBC.

iPhone-5-Foxconn-AppleL’idée étant plutôt ici de confier les tâches automatisées à des robots et de ré-orienter les ouvriers délogés de leur poste de travail vers des mission à plus forte valeur ajoutée, comme les contrôles des process, le contrôle qualité ou bien encore, vers la R&D (les activités de recherche et de développement).

On peut tout à fait croire aux déclarations de Foxconn, il est aussi permis d’en douter quelque peu au vu des antécédents sociaux de ce groupe industriel.

Peter Thiel contre la liberté de la presse

Pour le co-fondateur de PayPal, et actuel membre du conseil d’administration de Facebook, Peter Thiel, la vengeance est un plat qui se mange froid, voire glacé.

 

Le milliardaire de la Silicon Valley n’ayant jamais pardonné au blog Valleywag du site Gawker.com les révélations publiées sur sa vie privée en 2007 (ce qui peut se comprendre), s’est employé en finançant en secret (mais il vient de le reconnaitre) un procès contre le groupe Gawker Media à en provoquer la chute (ce qui est beaucoup plus discutable au pays de la liberté d’expression).

GawkerPour la Silicon Valley, et pour les milliardaires qui y font désormais la pluie et le beau (ou le mauvais) temps, une bonne presse est une presse docile, c’est-à-dire soit tenue à distance, soit tenue en laisse comme le rappelle le New York Times, une presse qui reprend sans faire de vagues la communication orchestrée par les grands noms de l’Internet.

Or, pour ne pas s’être plié (jusque dans ses excès) à cette règle du jeu le groupe Gawker Media, éditeur du site d’information tabloïd Gawker.com est en train d’en payer le prix fort. Gawker, désormais en quasi-faillite et son fondateur, Nick Denton chercherait actuellement un repreneur, indiquent le Wall Street Journal et le New York Post.

Le site vient en effet d’être condamné à payer 140 millions de dollars de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée de Hulk Hogan, une ancienne star du catch US, dont le site avait publié une sextape de deux minutes le montrant en pleine activité sexuelle.

Or dans un premier temps, dans cette histoire, Hulk Hogan ne souhaitait pas particulièrement aller en justice, satisfait qu’il était d’avoir obtenu une promesse de dédommagement de près de 10 millions de dollars de la part de Gawker Media. Mais ça, c’était avant. Avant que l’ancienne star du catch n’entre en contact avec un mystérieux mécène, et que ledit “bienfaiteur” lui propose de financer tous ses frais de justice dans un procès qu’il souhaitait le plus retentissant possible contre le groupe média.

Gawker? Le "Al-Qaïda de la Silicon Valley"!

Ce mystérieux mécène, cet heureux bienfaiteur a aujourd’hui un nom: il se nomme Peter Thiel, co-fondateur de PayPal aux côtés de Max Levchin et Elon Musk (Tesla), et est actuellement entre autres activités, membre du conseil d’administration de Facebook, dont il fut l’un des premiers investisseurs.

Le crime, ou plutôt les crimes de lèse-Peter Thiel, commis par Gawker / Valleywag, furent les suivants: avoir révélé au grand public son homosexualité dans un article paru en 2007, mais aussi, on en parle moins, d’avoir au fil du temps mis en lumière les positions politiques ultra-conservatrices du milliardaire ainsi, ce qui est peut-être au final le plus impardonnable dans le petit monde de la high-tech et de l’économie Internet, d’avoir souligné le peu de pertinence (hormis Facebook et PayPal) de ses placements via son fonds d’investissement Clarium Capital (près de 90% de pertes sur plusieurs milliards de dollars initialement mis en jeu).

Peter Thiel, pour qui Gawker n’était ni plus ni moins que le “Al-Qaïda de la Silicon Valley”, et dont le nom circulait depuis quelque temps derrière le procès intenté par Hulk Hogan contre Gawker, s’exprime aujourd’hui longuement sur ses intentions dans les colonnes du New York Times. Selon lui, cette opération commando juridique ne relève pas de la vengeance mais plutôt d’une volonté de dissuasion (sic).

Pierre Omidyar, seul contre tous

Si comme le souligne le New York Times, beaucoup de noms qui comptent dans l’économie Internet et dans la Silicon Valley soutiennent ouvertement la démarche de Peter Thiel (ce qui est révélateur de l’état d’esprit actuel de groupes Internet dont les propriétaires investissent de plus en plus dans les médias en ligne, ce qui laisse songeur…), un homme exprime tout aussi ouvertement son désaccord.

Il s’agit du milliardaire américain d’origine franco-iranienne Pierre Omidyar (@Pierre). Celui qui fut l’un des co-fondateurs d’eBay, a pris clairement parti pour le respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

First Look Media, une organisation dont il est le fondateur, a en effet indiqué qu’elle ferait tout son possible pour aider Gawker Media a interjeté appel de la décision le condamnant à payer 140 millions de dollars dans le cadre du procès l’opposant à Hulk Hogan.

 

Entre Spotify et les hipsters ? Une affaire de goût et d’algorithmes

Pour composer ses playlists et détecter les artistes de demain, le service d’écoute de musique en streaming a mis au point une formule magique à base de curation humaine et d’algorithmes. Son arme secrète? Un “focus group” de 50 000 abonnés Spotify qui sont autant de poissons pilotes qui s’ignorent. Mais attention, gare aux fausses notes!

 

Spotify scrute les hipsters, des dizaines de milliers de hipsters, directement sur des blogs ou sur des sites de musique tiers, la plate-forme de streaming étude à la loupe le comportement de cette population d’early adopters, une base utilisateurs de 50 000 abonnés Spotify, qui par leur habitude d’écoute (souvent avant-gardistes et ultra-confidentielles), laissent à deviner quels seront les tendances et les artistes de demain, rapporte le site d’information Quartz.

30 millions de titres

En pratique, Spotify se sert de informations recueillies (à l’insu du plein gré de ses mélomanes) pour composer ses playlists hebdomadaires (hip-hop, electro, pop vocale, guitare, expérimental), et intégrer, s’il ne l’a déjà fait, de nouveaux artistes à un catalogue déjà riche de plus de 30 millions de titres.

Une stratégie initiée il y a plusieurs années et qui semble porter ses fruits, à tout le moins au niveau du nombre d’utilisateurs fréquentant le service. Celui-ci est ainsi passé de 60 millions (fin 2014) à 89 millions (fin 2015), dont plus de 28 millions d’abonnés payants.

Spotify-hipstersEn revanche, sur le plan financier, les choses sont toujours loin d’être au beau fixe. En cause, un modèle économique complètement bancal. Ainsi, si Spotify a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires, non négligeable, de 1,94 milliard d’euros (en hausse de 80% sur un an), la perte nette a continué de se creuser, progressant de 4%, à 173 millions d’euros. Mais tout n’est pas perdu pour Spotify, puisqu’en juin 2015 le groupe Internet suédois était encore valorisé à plus de 8 milliards de dollars.

Et les artistes dans tout cela? Oui, les artistes, ces artistes sans lesquels Spotify (et ses concurrents) ne seraient qu’une coquille vide, on les aurait presque oubliés!

Or selon une étude réalisée en 2015 pour le compte de la RIAA (The Recording Industry Association Of America) aux Etats-Unis, les ventes de disques vinyles (certes en hausse de 52% sur un an) rapporteraient plus d’argent que des services comme Spotify, YouTube et Vevo réunis.

Encore un coup des hipsters…

 

 

Une course de drones sur les Champs-Elysées

Dimanche 4 septembre 2016, les Champs-Elysées (la-plus-belle-avenue-du-monde) seront réservée aux piétons – comme il est désormais de coutume le premier dimanche du mois – mais aussi aux drones, pour une course qui promet d’être spectaculaire!

 

Après le succès populaire (très mitigé) récemment remporté par l’épreuve parisienne du Championnat du monde de Formule E FIA, la Ville de paris a décidé d’offrir un nouveau spectacle aux parisiens, en accueillent le 4 septembre prochain une course de drones (organisée par l’ESRA, European Rotor Sports Association), sur l’avenue des Champs-Elysées.

france-champselysees-drones-parisUne course qui se déroulera dans le cadre plus large du Paris Drone Festival, une manifestation qui permettra notamment au public de s’essayer au pilotage de drones.

En pratique, la course de drones au cours de laquelle s’affronteront huit pilotes aussi professionnels que chevronnés, aura son propre circuit, une cage (sans toit) de 17 mètres de large sur 100 mètres de long.