Revue de presse
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Monthly Archives: mai 2016

WhatsApp Gold, le scam qui menace des centaines de millions de mobinautes

Ce message récemment reçu par des utilisateurs de WhatsApp, pour une mise à jour on ne peut plus imaginaire de l’application de messagerie instantanée, est une arnaque qui installe des malwares, c’est-à-dire des logiciels malveillants, sur votre smartphone.

 

WhatsApp Gold, attention danger!

En théorie, ce message déjà diffusé auprès de plusieurs milliers d’utilisateurs de l’application de messagerie instantanée outre-Manche, rapporte le quotidien (désormais en ligne) The Independent, promet moyennant un simple clic de votre part vers un site Internet, de mettre à jour WhatsApp, et de vous donner accès à des fonctionnalités jusqu’ici réservées à quelques “happy few” et autres “célébrités”.

En cela, ce scam c’est-à-dire cette arnaque, s’inspire d’un exemple bien réel, celui du lancement du service de streaming Facebook Live, qui dans un premier temps était bel et bien réservé aux “célébrités”.

whatsappgold-scamMais la comparaison s’arrête là. Parmi les fausses fonctionnalités proposées par WhatsApp Gold, qui rappelons-le à toutes fins utiles n’a rien à voir avec WhatsApp, l’application propriété de… Facebook, on retrouve la possibilité, toute fictive d’envoyer plusieurs centaines de messages en un clic, de nouveaux emojis, mais aussi et c’est là où l’arnaque devient plus vraisemblable, des appels vidéo (une fonctionnalité sur laquelle WhatsApp plancherait actuellement) et plus de sécurité (un objectif un peu difficile à tenir surtout quand on sait, comme nous vous l’indiquions récemment, que WhatsApp, vient d’introduire le cryptage des données transmises sur son application).

Vol de données personnelles

Si vous recevez ce message, et si vous décidez de cliquer sur le lien qui vous est proposé, voici ce qu’il risque de vous arriver. Tout d’abord, votre application WhatsApp ne sera en aucun cas mise à jour. Ensuite, le lien sur lequel vous aurez cliqué installera insidieusement, un (ou plusieurs) malware, c’est-à-dire des logiciels malveillants sur votre smartphone.

Des malwares qui serviront aux cyber-criminels qui les contrôlent à vous dérober vos données personnelles, à suivre vos habitudes de navigation de sites ou de consultation d’applications, voire tout simplement à vous suivre, vous et votre smartphone, physiquement à la trace, grâce à la géolocalisation. Alors, un seul conseil, surtout ne cliquez-pas !

Peter Thiel veut-il tuer Gawker?

Le milliardaire de la Silicon Valley, co-fondateur de PayPal aux côtés de Max Levchin et Elon Musk (Tesla), est soupçonné d’avoir financer le procès de l’ancienne star du catch US, Hulk Hogan, contre le site d’information tabloïd Gawker. En 2007, Gawker, qui a fait du ragot sa marque de fabrique, avait révélé l’homosexualité de Peter Thiel.

 

Hulk Hogan (de son vrai nom Terry Bolea) n’en attendait pas tant. Au mois de mars dernier, l’ex-start du catch US, s’était vu allouer 115 millions de dollars (pour violation de la vie privée), au terme du procès qu’il avait intenté contre le groupe de presse Gawker Media, son fondateur Nick Denton, et l’ancien rédacteur-en-chef de Gawker.com A.J Daulerio.

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Peter Thiel

Hulk Hogan reprochait à ce site de news tabloïd d’avoir diffusé en ligne en 2012 une sex tape de près de deux minutes le montrant en pleine activité.

A dire vrai, au départ, Gawker Media avait proposer à Hulk Hogan une enveloppe de 10 millions de dollars pour éviter le procès et l’ancien catcheur lui-même au vu de cette somme rondelette n’était pas très chaud pour porter l’affaire devant les tribunaux.

Quelque chose, ou quelqu’un l’avait, cependant, fait changer d’avis. Mais il était bien difficile de mettre un nom sur le responsable de ce revirement. Nick Denton, le fondateur de Gawker Media avait bien son opinion sur la question, mais jusqu’aux révélations publiées il y a quelques heures par Forbes, aucun nom n’était sorti.

"Today's gossip is tomorrow's news"

Or, selon “des-sources-anonymes-proches-du-dossier”, il appert que le responsable de la désormais très probable faillite de Gawker Media, ne serait autre que Peter Thiel, l’un des milliardaires les plus emblématiques de la Silicon Valley.

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Hulk Hogan

Le co-fondateur de PayPal, aux côtés de Max Levchin et Elon Musk (Tesla), et membre à ce titre de la très fantasmée PayPal Mafia, aurait décider de prendre en charge les frais de justice de Hulk Hogan, contre Gawker.

En 2007, le site avait révélé l’homosexualité de Peter Thiel avant que celui-ci ne trouve à cet aspect de sa personnalité motif à engagement militant.

Peter Thiel, par ailleurs fervent défenseur de la liberté de la presse, aurait donc ici, agi par pure vengeance. Une vengeance, particulièrement payante. Mais peut-être ne sont-ce là que des ragots…

Microsoft-Nokia, le grand gâchis

Que reste-t-il aujourd’hui du rachat de la division Téléphonie du groupe finlandais Nokia par Microsoft au début de l’année 2014? Pratiquement rien. Microsoft a décidé de “rationaliser” sa division Smartphone, et vient d’annoncer une nouvelle dépréciation d’actifs ainsi qu’une nouvelle vague de suppression d’emplois.

 

Microsoft n’en finit pas de solder l’héritage de son ex-PD-G Steve Ballmer.

Un héritage, symbolisé (même si le terme est réducteur) par le rachat en 2014 par Microsoft de la division Téléphonie du groupe finlandais Nokia pour un montant de 7,2 milliards de dollars. A l’époque, 25 000 collaborateurs de Nokia étaient appelés à rejoindre Microsoft. Mais depuis, les déconvenues se sont accumulées.

Nokia, le retour

Il y a un peu moins d’un an, Microsoft annonçait une dépréciation d’actifs de 7,6 milliards de dollars ainsi que la suppression de 7 800 emplois.

microsoft-nokiaAujourd’hui, bis repetita, avec une nouvelle dépréciation d’actifs de 950 millions de dollars, qui s’accompagne cette fois-ci de la suppression de 1 850 emplois, (dont 1 350 en Finlande) ainsi que, dans la foulée, de la fermeture du centre de R&D de Tampere.

Dans le même temps, Nokia vient d’annoncer un retour risqué, mais indirect (la licence de sa marque ayant été confiée à HDM une jeune entreprise finlandaise, créée pour l’occasion) sur le marché des smartphones, tablettes numériques et téléphones mobiles d’entrée de gamme.

Une nouvelle gamme de terminaux fabriqués en Chine mais “développés en Finlande”, dont les premiers modèles devraient être commercialisés en 2017.

Quand la Chine trolle les réseaux sociaux

Selon une étude publiée le 17 mai 2016 par des professeurs des universités américaines de Stanford, Harvard et San Diego, le gouvernement mobiliserait à vil prix des bataillons de trolls pour inonder les réseaux sociaux de centaines de millions de faux messages, dans le seul et unique but d’influencer l’opinion publique en faveur du gouvernement de Pékin.

 

80 milliards, 80 milliards c’est le nombre de posts diffusés chaque année en Chine sur les réseaux sociaux. Une masse informe en terme de communication, mais une masse incontournable tant il est vrai que c’est là que se forme une grande partie de ce qu’il est convenu d’appeler l’opinion publique en Chine.

1 post sur 178

Or après avoir essayé la censure, les autorités de Pékin préféreraient aujourd’hui employer des trolls pour poster de faux messages sur les réseaux sociaux. L’idée n’est plus ici de s’opposer à celles et ceux qui ont une opinion négative de la politique menée en Chine, mais plutôt de “noyer le poisson” en changeant de sujet dans un forum ou une conversation entre internautes.

Ces trolls ont un nom: “wumao”, et selon une équipe d’universitaires américains qui vient de publier une étude sur le sujet, ils ne seraient payés que quelques dizaines de centimes par post, mais auraient réussi à produire l’an dernier près de 488 millions de faux posts. Soit 1 post sur 178 diffusés sur les médias sociaux en Chine.

Comment gagner 40 000 dollars par an en ne conduisant pas une Google Car

C’est une offre d’emploi un peu particulière que vient de diffuser Google, mais elle mérite que l’on s’y attarde…

 

Le groupe Internet recherche, non pas des chauffeurs, mais des passagers, capables de superviser et de rendre compte du bon (ou du mauvais) fonctionnement d’une flotte de Google Cars, le véhicule sans conducteur de Google. Le salaire est de 40 000 dollars par an, pour 40 heures par semaine, soit un salaire de base de 20 dollars de l’heure.

40 mots par minute

A ce tarif, les candidats devront être capable de rédiger une quarantaine de mots par minute, habiter près de la zone d’essai sélectionnée par Google, à savoir près de Chandler dans l’Arizona (aux Etats-Unis), disposer d’un diplôme universitaire, (niveau licence minimum) et d’un casier judiciaire… vierge. Si vous êtes intéressé, vous pouvez faire acte de candidature ici.