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Monthly Archives: février 2017

Chez Amazon, une démission vaut 8000 euros

Tous les ans, partout dans le monde et pour une période limitée, le géant du commerce en ligne se propose de verser 8000 euros à des salariés en CDI qui acceptent de quitter leur poste.

 

Une mesure incitative, officiellement destinée à accompagner les projets de collaborateurs sur le départ mais dans laquelle, en France, les syndicats voient un moyen de mener à bien des « plans sociaux déguisés ».

Cette année, du 23 janvier et 5 février, et comme tous les ans à la même époque, les salariés en CDI chez Amazon peuvent démissionner, c’est-à-dire accepter de quitter leur emploi sans avoir droit aux allocations chômage… Un geste qu’Amazon « récompense » en versant à ses futurs ex-collaborateurs une enveloppe dont le montant peut aller jusqu’à 8000 euros selon  l’ancienneté de la personne concernée.

Amazon-CDI-job

Officiellement, il s’agit pour le géant du commerce en ligne d’accompagner les projets personnels de ces collaborateurs sur le départ. Mais, selon l’AFP, les syndicats qui voient dans cette mesure un moyen de mener à bien des « plans sociaux déguisés », vont saisir l’inspection du travail pour faire la lumière sur ce sujet.

Selon une porte-parole d’Amazon citée par l’AFP, cette « offre limitée » à concerné en 2015 sur la France 11 salariés en CDI, et 12 salariés en 2016 sur un total de 3000 collaborateurs en CDI, les intérimaires qui comptent pour plusieurs milliers dans les effectifs d’Amazon en France, n’ayant pas accès à cette « offre exceptionnelle ».

 

 

#PenelopeGate / Sur Twitter, la com’ de François Fillon « bots » en touche

Pour assurer la défense du candidat « Les Républicains » à l’élection présidentielle aujourd’hui empêtré dans une affaire d’emplois supposés fictifs de son épouse, les équipes de communication et les partisans de François Fillon ont lancé un hashtag (un sujet de conversation) sur le réseau social Twitter, baptisé #Stopchasseàl’homme.

 

C’était en 2012, à cette époque, en pleine bataille pour la présidence de l’UMP, une bataille politique qu’il menait alors contre un certain Jean-François Copé, François Fillon, qui dans la classe politique n’est pas le dernier des technophiles, s’emportait contre les sondages truqués diffusés par des « bots » sur Internet.

Aujourd’hui, pour défendre et tenter de sauver leur champion, les partisans de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy viennent de lancer sur Twitter un hashtag#Stopchasseàl’homme.

Fillon-bots-Twitter

Un thème qu’ils essayent d’imposer grossièrement en « Trending topics » (les sujets dont on par le plus sur le réseau social) en utilisant des dizaines de bots (c’est-à-dire de faux comptes Twitter), repéré par @valgraff (Valentin Graff, journaliste à Libération et à France24).

Des bots diffusant tous le même message « A travers @FrancoisFillon, les tenants de l’immobilise (sic) veulent empêcher l’alternance politique#Stopchasseàl’homme », faute de frappe à l’appui. Pathétique.