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Monthly Archives: juin 2017

Facebook va diffuser la Champions League

A partir de la saison prochaine, le réseau social diffusera en direct les rencontres de la Ligue des champion. Des droits de retransmission exclusivement réservés au marché américain.

 

Facebook, le réseau social aux (désormais) deux milliards d’utilisateurs, vient d’enrichir considérablement son offre de diffusion de compétitions sportives en direct, en raflant pour les Etats-Unis la retransmission, en direct, dès la saison prochaine, des rencontres de la très prestigieuse Ligue des champions (ou Champions League pour notre lectorat anglophone).

Le réseau social est parvenu à décrocher ces droits de diffusion grâce à un accord conclu avec Fox Sports.

Facebook-ChampionsLeague-LigueDesChampions-Football-Soccer

En pratique, Facebook diffusera sur sa page officielle deux matchs par journée en phase de groupe, quatre huitièmes de finale et les quatre quarts de finale de la saison 2017-2018.

Outre le football (avec maintenant la Champion’s League et la Liga MX, le championnat mexicain, et la Major League Soccer, le championnat US), les utilisateurs de Facebook basés aux Etats-Unis ou (qui sait?) utilisant malicieusement, comme sur le navigateur Internet Opera, un VPN (“Virtual Private Network”) pourront également regarder des matchs de basket (NBA), et de baseball (MLB).

A Marissa Mayer, les actionnaires de Yahoo! reconnaissants

En cinq ans à la tête de Yahoo! Marissa Mayer, qui quitte aujourd’hui la direction du groupe Internet, aura réussi tout à la fois à enterrer définitivement l’une des grandes aventures de l’Internet et à revendre (non sans peine) l’entreprise au groupe de télécommunications américain Verizon, pour 4,5 milliards de dollars. Retour sur un jackpot aux allures de fiasco pour les actionnaires de Yahoo! qui de la mi-juillet 2012 (date de la nomination de Marissa Mayer) à son départ acté cette semaine, ont vu le cours du titre du groupe Internet passé de 15 à… plus de 52 dollars.

 

En juillet 2012, Marissa Mayer avait été nommé à la tête de Yahoo! pour sortir le groupe Internet de sa léthargie ; en juin 2017 elle quitte (enfin) la direction de Yahoo! après avoir très largement contribué à la disparition prochaine de ce qui fut l’une des marques les plus emblématiques de l’Internet pré-Google au milieu des années 90 (du siècle dernier…).

Le passage de Marissa Mayer restera donc comme un échec marquant pour celle qui quand elle était chez Google avait notamment travaillé à la création de services comme Gmail, Google Maps, ou bien encore de la très dépouillée et universellement connue page d’accueil blanche du moteur de recherche.

Un chèque de départ de 209 millions de dollars

Marissa Mayer à la tête de Yahoo!? ou l’histoire d’un échec marquant mais dans le même temps des plus lucratifs si l’on considère que la dirigeante quitte aujourd’hui le groupe Internet (ou ce qu’il en reste) avec dans la poche un chèque de… 209 MILLIONS DE DOLLARS (soit un “parachute doré” de 23 millions de dollars, 84 millions de dollars de stock-options, 25 millions de dollars d’actions gratuites et 77 millions de dollars d’actions Yahoo! c’est-à-dire 1,6 million de titres de l’entreprise).

Yahoo-Marissa-Mayer

Alors comment expliquer une telle “prime à l’échec”? Essentiellement, outre les talents de négociatrice reconnus de Marissa Mayer par le fait qu’entre la mi-juillet 2012 – période de son arrivée – à la mi-juin 2017, date de son départ, le cours du titre Yahoo! à la bourse de New York est passé de 15 à 52 dollars…

En revanche, si l’avenir de Marissa Mayer est aujourd’hui plus qu’assuré, celui de Yahoo! l’est beaucoup moins, voire ne l’est plus du tout. En effet, Marissa Mayer a réussi à vendre Yahoo! à l’opérateur de télécommunications américain Verizon, pour un montant de 4,5 milliards de dollars (moyennant un rabais de 300 millions de dollars faisant suite aux révélations il y a quelques mois d’une cyber-attaque géante ayant affecté en 2013 et 2014 1,5 milliards de comptes d’utilisateurs).

Concrètement, Verizon rachète ce qui constitue le coeur de métier de Yahoo! (portails Internet, mails…) pour fusionner, ces activités (sous la houlette de l’inénarrable Tim Armstrong) avec ce qu’il reste d’AOL, cette nouvelle entité étant très prochainement rebaptisée Oath.

Suppression de plusieurs milliers d'emplois

Par ailleurs, la cotation du titre Yahoo! (YHOO) sera suspendue le 16 juin 2017 et reprendra le 19 juin 2017 sous le signe AABA (pour Altaba)? Cette appellation correspond en fait à une nouvelle structure (Altaba Inc.) regroupant les investissements encore détenus par feu Yahoo! dans le géant du commerce en ligne et de l’Internet chinois Alibaba.

marissa-mayer-ex-pdg-yahoo

La fusion Yahoo! / AOL débouchant sur la création de Oath devrait pour sa part entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois.

Au final, le passage de Marissa Mayer à la tête de Yahoo! restera symptomatique de deux échecs patents. Tout d’abord de son incapacité à valoriser une base de plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois, en ne parvenant notamment pas à faire entrer Yahoo! dans l’ère du mobile (le groupe Internet tirant toujours aujourd’hui, en 2017, 77% de ses revenus de ses utilisateurs PC…).

Ensuite, Marissa Mayer aura marqué Yahoo! de son empreinte en ce qu’elle fut incapable de valoriser (et le mot est faible) la boulimie d’acquisitions dans laquelle elle a entrainé le groupe Internet quand elle le dirigeait. Souvenons-nous simplement ici du rachat de la plate-forme Tumblr pour plus de 1,1 milliard de dollars.

Bye bye roaming !!!

10 ans, il aura fallu 10 ans pour que Bruxelles impose la mesure. Mais c’est fait, à partir du 15 juin 2017, les frais d’itinérance (roaming) disparaissent pour les appels, SMS ou MMS envoyés depuis l’un des 27 pays membres de l’Union européenne, ainsi que pour la Grande-Bretagne, en attendant la fin des négociations sur le Brexit c’est-à-dire sur la sortie programmée de nos voisins d’outre-Manche, de l’UE.

 

Le “roaming”, cette plaie tarifaire qui grévait parfois sérieusement les factures des abonnés au téléphone mobile, n’est plus.

A partir du 15 juin, à savoir dès demain, les frais d’itinérance concernant les appels, SMS ou MMS envoyés VERS la France depuis l’un des 27 pays de l’UE (plus la Grande-Bretagne) disparaissent.

Concrètement, ces communications seront décomptées de votre forfait (ou de votre carte prépayée) au même titre qu’une communication passée vers le pays (à l’étranger) dans lequel vous êtes, et si vous décidez d’appeler n’importe quel autre pays de l’UE (plus la Grande-Bretagne) depuis l’endroit où vous vous trouvez.

A contrario, et c’est là qu’il convient de faire attention, les communications passées DEPUIS la France vers un pays étranger appartenant ou pas (Suisse, Turquie, Serbie…) à l’Union européenne, continuent d’être surtaxées si elles ne sont bien évidemment pas comprises dans votre forfait téléphonique.

roaming-europe

Par ailleurs, pour éviter les abus, qui consisteraient pour certains à souscrire des forfaits à un prix plus avantageux dans un pays que dans l’autre, Bruxelles prévoit de réguler et de prévenir tout comportement excessif.

Ainsi, si vous effectuez des communications pendant 4 mois consécutifs à l’étranger, c’est-à-dire si vous utilisez davantage votre téléphone à l’étranger que dans votre pays d’origine… il se peut alors que vous soyez obligé de basculer sur un mode de facturation dépendant, non plus du forfait ou de l’abonnement que vous aurez souscrit, mais du “plafond européen” (qui est fixé à 3,2 centimes d’euro par minute, et à 1 centime par SMS).

2061, l’Homme dépassé par l’intelligence artificielle

Selon une récente étude venue d’Oxford (Royaume-uni), à l’horizon… 2061, l’intelligence artificielle pourrait surpasser les humains dans à peu près n’importe quel secteur de l’économie.

 

Faut-il s’en inquiéter? Ou commencer à plancher sur le sujet pour tenter, en amont, d’amortir les conséquences d’un tel phénomène?

Selon une étude dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute de l’université d’Oxford, le scénario d’un monde où l’intelligence artificielle prendrait le pas sur l’activité humaine pourrait devenir pleinement réalité d’ici… 45 ans, c’est-à-dire concrètement dès demain matin.

L’étude, fruit des contributions de 350 experts en intelligence artificielle (IA), sélectionnés en fonction de leur participation au NIPS et ICML – deux conférences dédiées au “machine learning” qui se tiennent  à Los Angeles et Sydney, souligne notamment que pour certains métiers (journaliste, chercheur, conducteur de camion), la bascule risque de se faire bien plus tôt que prévu, à savoir à partir de 2024, 2027, ou 2030.

Dans un registre connexe, un site WillRobotsTakeMyJob permet de se livrer à une petite simulation de rigueur sur son propre avenir professionnel.

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Faut-il pour autant se fier à ce type d’études? Ces conclusions sont en tout cas manifestement à relativiser à l’aune… de ce que nous ne savons pas encore sur le futur (et notamment de tous ces métiers qui ne manqueront pas d’apparaître et dont nous sommes aujourd’hui logiquement bien en mal de soupçonner l’existence prochaine).

Par ailleurs, plusieurs autres études centrées sur l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi incitent également à plus de modération.

Ainsi, selon un rapport de l’OCDE publié en mai 2016 et portant sur l’évaluation des tâches potentiellement automatisables, en France “seuls” 9% des travailleurs présenteraient “un risque élevé de substitution”.

Des conclusions proches de celles issues du dernier rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi pour qui “moins de 10% des emplois cumulent des vulnérabilités qui pourraient en menacer l’existence dans un contexte d’automatisation”, soit une menace réelle pour 1,49 million de salariés.

Après les usines à (faux) clics, Snatap, la machine à (faux) “likes” (VIDEO)

Snatap, une société russe, affirme avoir installé dans des centres commerciaux situés en Allemagne, en Russie, en Pologne et en République tchèque, une machine à “likes” grâce à laquelle chacun peut s’acheter à vil prix une popularité on ne peut plus virtuelle sur Facebook ou sur Instagram.

 

Dès 2013, NewZilla.NET abordait déjà ce sujet sensible, voire tabou, sur les réseaux sociaux, des faux “likes” et des faux clics.

Pour un réseau social comme Twitter il est par exemple on ne peut plus facile de vérifier la popularité réelle d’un compte en le passant sous les fourches caudines de services comme Twitter Audit ou Fakers Statuspeople.

Le jeu est intéressant… Amusez-vous à vérifier la popularité réelle ou virtuelle de telle ou telle marque ou de tel ou tel site d’information (spécialisé, par exemple, dans l’actualité high-tech), vous verrez que les résultats sont souvent assez surprenants, voire carrément inquiétants pour les annonceurs publicitaires (et les marques qui leur font confiance) qui se basent sur les seules datas communiquées par ces sites.

Snatap

Mais, aujourd’hui le phénomène de la popularité virtuelle et des “faux” influenceurs sur Internet semble avoir franchi un nouveau stade avec le déploiement par une société russe, Snatap, dans une vingtaine d’endroits différents de machines dédiées à l’achat de faux “likes” et désormais accessible au grand public.

1,57 euro les 100 followers, ou 78 centimes d’euro pour une centaine de faux likes sur Instagram, l’Internaute de passage a maintenant le choix s’il veut gonfler à l’envi sa fausse notoriété sur les réseaux sociaux, comme le rapporte Motherboard.vice.com.