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Monthly Archives: juillet 2019

Données personnelles / Facebook échappe aux poursuites judiciaires en passant un accord avec les autorités américaines

 

L’entreprise devra verser 5 milliards de dollars d’amende aux Etats-Unis pour avoir mal protéger les données de ses utilisateurs a officiellement annoncé la FTC (Federal Trade Commission) le 24 juillet.

 

Si l’épisode Cambridge Analytica ne semble pas avoir entamé, au-delà du raisonnable, la confiance des investisseurs dans la capacité de croissance et de développement de Facebook, pour les utilisateurs du réseau social, ce scandale constitue en revanche une prise de conscience majeure des dérives liées à la gestion des données personnelles en ligne.

Pour mémoire, l’entreprise britannique Cambridge Analytica avait récolté sans leur consentement les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook avant de les exploiter à des fins de marketing politique et électoral dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

Et il ne se passe objectivement pas une semaine sans que l’actualité ne viennent nous éclairer sur les à-peu-près de Facebook en matière de gestion des données personnelles.

Dernier exemple en date, celui de Facebook Kids, une application de messagerie supposément sécurisée. Hélas, un bug, dont l’existence a récemment été révélée, permettait à des inconnus de parler à des enfants sur l’application, avec tous les risques que cela pouvait comporter, souligne Le Monde.

FTC-Facebook

C’est dans ce contexte assez lourd que Facebook vient d’échapper aux Etats-Unis à des poursuites judiciaires, en scellant un accord avec la FTC (Federal Trade Commission), l’autorité de la concurrence américaine.

Le groupe internet devra payer une amende de 5 milliards de dollars (4,43 milliards d’euros) pour avoir mal protéger les données personnelles de ses utilisateurs, ce qui au regard de son chiffre d’affaires actuel ne représente pas grand chose.

Rebecca Kelly Slaughter, l’une des commissaires démocrates de la FTC regrette cet accord et considère que l’immunité accordée aux dirigeants de Facebook est “trop large”.

Mark Zuckerberg et ses collaborateurs ne pourraient pas être inquiétés pour des faits antérieurs à juin 2019, alors que “pas une semaine ne passe sans un nouvel article révélant des agissements potentiellement illégaux”, regrette-t-elle.

Comité sur la protection de la vie privée

Selon cet accord, Facebook est tenu de mettre en place de nouvelles mesures de protection et de contrôles indépendants, des conditions d’utilisation et d’accès aux données personnelles des utilisateurs de ses services (Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp).

Un comité sur la protection de la vie privée, constitué de personnalités extérieures à Facebook, sera par ailleurs créé. Ses membres “devront être indépendants et seront nommés par un comité de nomination lui même indépendant”,précise la FTC dans un communiqué.

De son côté, Facebook indique son intention de procéder à des audits internes réguliers, afin de vérifier que ses services respectent la confidentialité et l’intégrité des données personnelles des utilisateurs. 

De même, Facebook devrait prochainement ajouter des fonctionnalités permettant aux utilisateurs de mieux contrôler les accès à leurs données personnelles.


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Aux Etats-Unis, la faillite du vote électronique

 

Un nouveau rapport publié par la Commission du Renseignement du Sénat américain pointe l’extrême vulnérabilité du système électoral et le manque patent de réactivité tant des agences de renseignement que des responsables locaux face à la menace d’une manipulation des votes par des services de renseignement étrangers à l’occasion de l’élection présidentielle de 2016. 

 

La question se posait déjà depuis un certain temps mais dans un rapport sans concession rendu public jeudi 25 juillet, la Commission du Renseignement du Sénat américain met en lumière la faillite technologique que constitue l’adoption massive du vote électronique aux Etats-Unis. 

Selon ce rapport, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2016 qui a débouché sur la victoire de Donald J. Trump, les services de renseignement russes, ou certains de leurs supposés prestataires, ont délibérément ciblé l’ensemble du système de vote électronique déployé dans les 50 états américains.

Si des tentatives d’intrusions, notamment en Illinois et en Arizona étaient déjà bien connues du public, les parlementaires américains entendent insister sur ce qu’ils qualifient “d’activités sans précédent contre l’ensemble du système de vote aux Etats-Unis, largement destinées à identifier les failles de sécurité exploitables dans ce système”, souligne le New York Times.

S’ils admettent n’avoir trouvé aucune preuve que des votes aient été modifiés, les parlementaires pointent le fait que des activistes étrangers ont été en capacité de détruire et/ou de modifier des données électorales dans un état comme l’Illinois.

vote-electronique-usa-1

Une menace qui serait toujours d’actualité à la veille de la prochaine élection présidentielle de 2020. Et une menace à prendre d’autant plus au sérieux que d’autres pays chercheraient actuellement à reproduire le scénario russe de 2016. 

Mitch Mc Connell, sénateur du Kentucky et leader républicain du Sénat, ne l’entend pourtant pas de cet oreille.

380 millions de dollars

Selon lui, même si la menace d’un détournement massif du système électoral persiste, le fait que le Congrès ait récemment voté une enveloppe de 380 millions de dollars pour que les états puissent mettre à jour leurs équipements est amplement suffisant. 

Par ailleurs, le rapport dévoilé par la Commission du Renseignement du Sénat américain souligne le manque de réactivité voire l’indifférence des acteurs concernés, ainsi que la sous-estimation du risque d’intrusion dans les systèmes de vote électronique à l’occasion du scrutin de 2016.

Mises en garde ignorées

Cas extrême, des responsables électoraux qui, au niveau local, ont délibérément ignoré les mises en garde formulées à l’époque par les autorités fédérales américaines. 

Le New York Times a récemment publié une vidéo dans laquelle il démontre combien il est aisé et facile de pirater une machine à voter du type de celle utilisée aux Etats-Unis à l’occasion de l’élection présidentielle de 2016.

Concernant l’adoption du vote électronique pour des élections à caractère professionnel ou politique, une question de bon sens doit être posée.

Pourquoi et dans quel intérêt, des organisations parfois connues pour leur clientélisme voire pour un savoir-faire parfaitement maîtrisé du bourrage d’urnes physiques, pourquoi ces organisations accepteraient le plus aisément du monde de se convertir au vote électronique?

L’argument avancé est souvent économique (car, c’est bien connu, le papier coûte cher), mais poser la question c’est déjà esquisser un élément de réponse… Car si les intérêts sont économiques, il se peut que cela ne soit pas ceux que l’on croit.


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Stagiaire chez Facebook à 8000 dollars par mois

 

Selon une étude signée Glassdoor.com, un site Internet où les employés actuels et anciens employés d’entreprises évaluent leur environnement de travail de manière anonyme, il fait bon être stagiaire dans les entreprises de la Silicon Valley.

 

Pour commencer cet article, ayons une petite pensée pour les stagiaires français qui malgré une formation à bac+4 ou bac+5, se sentent méprisés par leurs “employeurs” et ne touchent parfois que le strict minimum légal pour un stage de plus de deux mois, à savoir une gratification (car l’on ne parle pas ici de salaire mais bel et bien de “gratification”) d’un montant de 568 euros par mois. Soit… 3,36 euros de l’heure. 

Voilà pour la France, mais outre-Atlantique et plus précisément dans la Silicon Valley, berceau des grandes entreprises du numérique, c’est un autre son de cloche qui prévaut. 

Pour les stagiaires (que l’on appelle localement les “interns”) l’heure n’est pas au mépris, mais à la considération. 

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Selon une étude signée du site spécialisé Glassdoor.com, un site Internet où les employés actuels et anciens employés d’entreprises évaluent leur environnement de travail de manière anonyme, la rémunération médiane des stagiaires irait de 4333 dollars chez Dell (qui, notons-le, n’est pas un acteur de la Silicon Valley) à… 8000 dollars chez Facebook. 

Pas de "stages photocopieuses"

A ce niveau de rémunération pas question de parler de “stages photocopieuses”.

Ces stages où le stagiaire perd son temps et accepte de brader ses compétences en échange d’une ligne supplémentaire sur son CV. 

Non, à ce prix-là les grands groupes du numérique puisent parmi les talents fraîchement diplômés des plus grandes universités du pays. 

Quand Facebook offre ainsi 8000 dollars par mois à ces heureux stagiaires, Amazon se positionne à 7725 dollars (on ne parle évidemment pas ici d’un job d’été dans un entrepôt du géant du commerce en ligne), Salesforce à 7667 dollars, suivi par Google (7500 dollars), Microsoft (7250 dollars),  Uber (7167 dollars), Apple (6667 dollars), Intel (5000 dollars), SAP (4833 dollars), Tesla (4667 dollars) à égalité avec Cisco Systems. 

Si elles sont bien supérieures au salaire médian des actifs aux Etats-Unis, ces rémunérations correspondent au coût de la vie ahurissant d’une ville comme San Francisco et restent pourtant logiquement très en deçà de ce que peut toucher un développeur dans la Silicon Valley qui gagne en moyenne 145 dollars par an, soit plus de 12000 dollars par mois. 


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Chris Wetherwell, inventeur du retweet, et nouveau repenti du numérique

 

Interrogé par le site américain Buzzfeed, ce développeur regrette amèrement la création de cette fonctionnalité apparue sur Twitter en 2009.

 

Les petits génies du numérique sont-ils des apprentis sorciers qui jouent à Dieu sans se soucier des conséquences de leurs “découvertes”, ou de leurs “innovations”?

Si ce fut longtemps le cas, l’heure est désormais à la prise de conscience… en série. Les cas de repentis du numérique se multiplient ainsi à l’envi.

Dernier exemple en date, celui de Chris Wetherwell, développeur et créateur en 2009 d’une fonctionnalité automatisée sur Twitter, le RT (comprenez “retweet” qui permet, pour les non-initiés de partager avec son réseau avec message d’humeur ou parfois même un article trouvé sur le web, que l’on n’a pas forcément lu et dont on a encore moins pris le temps de vérifier les informations).

Le RT? Une arme chargée donnée à des enfants de 4 ans

Le RT est ainsi devenu au fil du temps, cette fonctionnalité du tout à l’égo numérique, parfois vecteur d’admiration (c’est son côté vertueux), parfois vecteur de propagation de violence et de haine (le RT est le parfait instrument de diffusion de fake news).

Twitter-RT

“Peut-être venons-nous de donner une arme chargée à des enfants de 4 ans.” (…)”Je crois que c’est précisément ce que nous avons fait”, admet aujourd’hui Chris Wetherwell, interrogé par le site américain Buzzfeed.

Il reconnait par ailleurs que la question de l’impact social potentiel ne s’est “presque jamais posée” au moment de développer cette fonctionnalité du RT.


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Sur Instagram, la chasse aux (faux) influenceurs est ouverte

 

Après un premier test concluant au Canada, le réseau social Instagram (propriété de Facebook) a décidé de ne plus afficher (en Australie, en Italie, en Irlande, au Japon, au Brésil et en Nouvelle-Zélande) le nombre de likes sous chaque photo publiée sur sa plate-forme.

 

C’est un tweet qui a fait l’effet d’une bombe dans le petit monde des “influenceurs”, ces nouveaux gourous qui prétendent dicter à des marques et à des “responsables” marketing crédules les grandes tendances à suivre…

Le 17 juillet dernier, Instagram annonçait à ses 36 millions d’abonnés sur Twitter, sa décision de ne plus afficher le nombre de likes sous chaque photo dans sept pays (Canada, Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil et Nouvelle-Zélande), en attendant la suite.

faux-likes-influenceurs-instagram

Dépassé par un phénomène qu’il ne contrôle manifestement pas et qui nuit à son image, ce qui n’est pas une bonne nouvelle quand on s’appelle Instagram, et que l’on appartient à Facebook, entreprise cotée en bourse, le réseau social a donc décidé de sévir.

Lutter contre le harcèlement en ligne

Ou à tout le moins d’essayer de faire le ménage dans cette économie de la micro-influence pour gogos où il suffit d’acheter quelques milliers de faux likes pour accroître artificiellement sa popularité et pour tromper son monde.

Maigre compensation, maigre consolation pour les vrais influenceurs, ils pourront toujours accéder en tant qu’auteur d’une publication au nombre total de likes. 

Parallèlement, et cette évolution est plus que notable, Instagram a annoncé au début du mois de juillet la création d’une batterie de nouveaux outils contre le harcèlement en ligne (dont l’apparition d’un message d’avertissement contre les commentaires haineux généré par un logiciel d’intelligence artificielle).


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