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Monthly Archives: juillet 2013

Starbucks Coffee teste le rechargement de mobile sans fil

Après Boston, la Silicon Valley. A l’instar de ce qu’expérimente actuellement McDonald’s en Europe, et plus particulièrement en France, Starbucks Coffee a décidé de proposer à ses clients de recharger leur smartphone et/ou leur tablette numérique pendant qu’ils prennent un café.

 

Une technologie sans fil, de simples tables Duracell-Powermat sur lesquelles il suffit de poser son appareil préféré. La technologie utilisée par Starbucks est compatible avec la Power Matters Alliance (PMA), un standard déjà adopté notamment par Google, BlackBerry, HTC, LG, Samsung ou ZTE.

“Quand ils viennent chez Starbucks nos clients se sentent un peu chez eux et sont toujours à la recherche de solutions pratiques pour recharger leurs appareils” a expliqué dans un communiqué  Adam Brotman, chargé du numérique chez Starbucks.

En Europe et en Asie, la norme PMA doit affronter un autre standard soutenu lui par le Wireless Power Consortium, et qui est utilisé pour le Nexus 7, les smartphones Nokia et certains modèles Samsung. C’est le standard sélectionné par McDonald’s en Europe.

18,9% du Web fonctionne sous WordPress

A l’occasion d’un WordCamp à San Francisco, Matt Mullenweg (co-fondateur et développeur principal du logiciel libre WordPress et PDG fondateur de la société d’édition de logiciel Automattic) a livré quelques chiffres surprenants sur l’évolution de la plate-forme et sa perception par les internautes.

 

L’an dernier WordPress a été téléchargé 46 millions de fois, soit 2,3 fois plus que l’année précédente. 336 nouveaux thèmes et 6758 plugins sont venus enrichir la plate-forme. Ce qui porte le nombre de plugins disponibles sous WordPress à plus de 26 000 références.

Par ailleurs, Matt Mullenweg a présenté les résultats d’un sondage réalisé par Automattic auprès de 30 000 utilisateurs WordPress. Sans surprise, la grande majorité utilisent WP sur le Web. Cependant, faut-il noter que 31% utilisent WP sur iOS, 30% sur un smartphone Android et 18% sur une tablette numérique fonctionnant sous Android.

Dans 69% des cas WordPress est perçu comme un simple CMS (Content Management System / une plate-forme d’intégration de contenus) et pour 7% des utilisateurs comme une plate-forme d’applications. Enfin, le Web (c’est-à-dire les sites Internet) fonctionne (nt) désormais à 18,9% sous WordPress. Un chiffre en hausse de 2,2% par rapport à l’année précédente. Depuis 2004, le petite-plate-forme-de-blog a fait du chemin…

Barnaby Jack / Mort suspecte d’un hacker

Le hacker néo-zélandais Barnaby Jack a été retrouvé mort jeudi 25 juillet 2013 dans son appartement de San Francisco. Il avait 35 ans. Les causes du décès ne sont pas encore connues, et ne le seront certainement pas avant au moins un mois, selon les services de médecine légale.

 

Barnaby Jack était un hacker de renommée internationale. En 2010, à la conférence Black Hat, lors d’une présentation mémorable (passée à la postérité sous le nom de “Jackpotting”) il avait publiquement mis au jour les failles de sécurité des distributeurs automatiques de billets. En y introduisant un malware, ceux-ci pouvaient distribuer des billets de banque sans qu’en retour aucun compte en banque ne soit débité.

En 2011, alors qu’il travaillait pour l’éditeur d’anti-virus McAfee, Barnaby Jack avait démontré à l’occasion de la RSA Security Conference de San Francisco qu’il était possible de “hacker” à distance une pompe à insuline, et par la même d’injecter une dose mortelle au patient porteur. Barnaby Jack n’en avait pas fini avec l’industrie de la santé.

Il devait intervenir cette année au Black Hat de Las Vegas (qui se tient actuellement et jusqu’au 1er août) à propos de la sécurité des pacemakers et des défibrillateurs cardiaques. Selon lui la sécurité de ces appareils était sujette à caution. Et la scène de la série Homeland dans laquelle un homme est tué par la désactivation malicieuse de son pacemaker à distance était en-dessous de la réalité.

ATM-Hacking

Un problème, quand on sait qu’aux Etats-Unis seulement on compte plus de 3 millions de pacemakers et 1,7 million de défibrillateurs cardiaques en circulation. Des équipements qui reposent aujourd’hui essentiellement sur la technologie du sans fil. Un fond de soutien à la famille de Barnaby Jack a été mis en place. Il a déjà permis de rassembler 11 600 dollars.

Des iPad et des iPhone fabriqués pour 1,13 euro de l’heure!

Exploitation, pollution, humiliation au quotidien chez Pegatron, sous-traitant d’Apple. Pire que Foxconn! Les conditions de travail chez Pegatron, décrites dans le dernier rapport publié par l’organisation China Labor Watch (CLW) font froid dans le dos.

 

Et c’est pourtant ce sous-traitant qu’Apple a choisi pour fabriquer une partie de sa production d’iPad et son prochain iPhone low-cost.Des embauches illégales de mineurs, des employés payés 1,50 dollar de l’heure (1,13 euro) , soit 268 dollars par mois et qui doivent travailler 11 heures d’affilée, six jours sur sept, tel est semble-t-il le lot commun chez Pegatron, le sous-traitant qui tend à remplacer progressivement Foxconn pour assurer la production des produits de marque Apple.

Chez Pegatron, l’encadrement “harcèle, insulte les employés et les menace de séance de punition collective s’ils ne remplissent pas leur objectifs”, explique China Labor Watch dans son rapport.

Apple

Chez AVY, une filiale située à Suzhon qui produit des composants d’iPad, les employés sont tenus de fabriquer 600 coques d’iPad, et si tel n’est pas le cas, ils doivent rester et travailler pendant des heures supplémentaires qui ne leur sont pas payées.

“Nos enquêtes ont montré que les conditions de travail dans les usines Pegatron sont encore pires que celles dans les usines Foxconn”, précise CLW. “Les travailleurs étaient forcés de signer des formulaires indiquant que leurs heures supplémentaires étaient en moindre quantité que les niveaux réels”.

foxconn-ipad-9

Outre des problèmes récurrents de pollution, le rapport de CLW évoque des “femmes enceintes devant faire 6 jours de 11 heures par semaine comme les autres employés”, des documents d’identité confisqués, et des employés intérimaires, ou en contrat pour de courtes durées, qui ne seraient tout simplement pas payés.

De son côté, Apple, interrogé par le Wall Street Journal, indique avoir mené 15 audits chez Pegatron depuis 2007, couvrant plus de 130.000 travailleurs. Selon le groupe américain les employés de son sous-traitant chinois ont un temps de travail hebdomadaire moyen de 46 heures. On est loin, bien loin  des 66, 67 et 69 heures de temps de travail hebdomadaire constaté par CLW sur les trois sites de production étudiés pour son dernier rapport.

Dans un communiqué cité par l’AFP, le PDG de Pegatron, Jason Cheng déclare : “Nous pensons que nos employés sont la colonne vertébrale de l’entreprise. Par conséquent, nous nous préoccupons toujours des questions liées à l’organisation travail et nous allons mener une enquête approfondie”. Quant à Apple, sur son site Internet le groupe américain affirme “exiger de ses fournisseurs en Chine une durée maximum de travail de 60 heures hebdomadaires ainsi que des heures supplémentaires facultatives”.

Le fabricant de l’iPhone et de l’iPad interdisant bien évidemment le recours à des mineurs sur les chaînes de production.

Zynga ne parie plus sur les jeux d’argent

L’éditeur de jeux gratuits sur réseaux sociaux (FarmVille, Mafia Wars) a présenté hier des résultats financiers catastrophiques et renonce à décrocher une licence pour devenir opérateur de jeux d’argent en ligne dans le Nevada.

 

“Nos résultats sont proprement inacceptables. Nous en sommes conscients”. Les mots d’un des dirigeants de Zynga, David Ko, après la publication jeudi 25 juillet 2013 des résultats de l’éditeur de jeux pour le second trimestre, parlent d’eux-mêmes.

Des résultats catastrophiques. Une perte nette de 16 millions de dollars. Un chiffre d’affaires en baisse de 31%. Et une communauté d’utilisateurs qui fond comme neige au soleil (-40% pour les utilisateurs sur mobile, un segment censé représenter un relais de croissance pour le groupe Internet).

Pire encore, Zynga a confirmé qu’il renonçait à s’aligner sur le marché certes très prometteur mais également semé d’embûches juridiques, des jeux d’argent en ligne aux Etats-Unis. Tout en continuant, par défaut, à sonder le marché britannique en partenariat avec Bwin.party.

"Nous avons déçu nos joueurs"

Pour Don Mattrick, le nouveau PDG, qui a récemment remplacé l’inénarrable Mark Pincus, Zynga devrait encore connaître plusieurs trimestres de “turbulences”. “Nous ne sommes clairement pas où nous devrions être. Nous avons déçu nos investisseurs. Et plus important peut-être, nous n’avons pas su répondre aux attentes de nos joueurs” a-t-il lucidement déclaré. Tout en affirmant que Zynga avait les moyens de revenir dans la course…

Une posture et des ambitions dont doutent de plus en plus les investisseurs. Car malgré une stratégie de restructuration pour le moins radicale au cours du dernier trimestre (fermeture de plusieurs studios et licenciement de plus de 600 collaborateurs), Wall Street s’interroge toujours sur les effectifs du groupe. “Comment se fait-il que King (le créateur de Candy Crush Saga) et Rovio (l’éditeur des Angry Birds) aient respectivement 400 et 518 employés quand Zynga emploie, avec un chiffre d’affaires inférieur (par rapport à King) plus de 2300 personnes?” s’interroge un analyste, cité par Business Insider.

Hier, en fin de séance, l’action Zynga enregistrait un repli de 18%. Le titre, introduit en fanfare à 10 dollars en décembre 2011 a depuis perdu 70% de sa valeur.