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Monthly Archives: février 2018

Quirky 30, apprendre à coder dans les bidonvilles

 

En Afrique du Sud, la start-up Quirky 30 apprend à coder à la jeunesse des bidonvilles. Sihle Tshabalala a créé cette école informatique pour donner une seconde chance aux anciens détenus, aux mères adolescentes et aux jeunes qui se sont un temps perdus dans la drogue, raconte le blog Startupbrics.com. Une formation d’un an au numérique entièrement gratuite.

 

“Mon but est d’utiliser la technologie comme moyen afin d’éclairer la population et de lui faire prendre conscience qu’elle peut-être en charge de son destin”, explique Sihle Tshabalala, interrogé par le blogueur spécialisé Henri Dufourcq pour un entretien publié sur le site Startupbrics.com.

La vie de Sihle Tshabalala ne fut pas toujours des plus simples.

Né dans le township de Langa dans la banlieue de Cape Town, Sihle Tshabalala a vécu une post-adolescence marqué par la violence, les braquages et au final 11 ans de prison.

Quirky 30, sa start-up, est l’émanation indirecte d’un projet initié quand il était en prison, le Group of Hope, un projet grâce auquel il donnait des cours de maths et d’anglais à d’autres prisonniers.

A l’âge de 30 ans, en sortant de prison, Sihle Tshabalala a appris à coder tout seul et, après quelques années, est né un programme innovant du nom de “Brothers for all”.

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“Brothers for all”, est le prédécesseur de “Quirky 30”, explique Sihle Tshabalala.

“C’est une école de codage basée dans les bidonvilles et destinée aux anciens prisonniers, aux jeunes ayant arrêtés les études et enfin aux jeunes mères.”

Concrètement, Quirky 30 est une formation d’un an, divisée en deux parties: “la première, d’une durée de 8 mois, est une formation intense en codage, en particulier du language html5, CSS3 et Java Script. Nous couvrons quatre principales activités qui sont le coding, le graphic design, le cloud et l’entreprenariat”, détaille Sihle Tshabalala.

Et contrairement, à bien d’autres start-ups qui attendent que leur prochaine levée de fonds tombe du ciel, le modèle économique mis en place par Sihle Tshabalala est viable.

A côté de Quirky 30, Sihle Tshabalala a en effet imaginé une autre entité, Quirky Innovations.

“C’est le bras armé de notre projet”, poursuit-il. A travers cette entité, nous fournissons des solutions technologiques à des entreprises clientes.

“Ceci nous permet de générer un revenu durable qui alimente Quirky 30 et qui nous donne cette liberté de ne pas dépendre simplement de dons ou d’autres organisations. Nous avons aussi développé des partenariats avec certaines entreprises qui désirent recruter nos élèves sur le long terme.”

Quirky 30 n’existe que depuis deux ans, mais peut déjà s’enorgueillir de 22 diplômés sortis de ses rangs et s’est fixé pour objectif d’en avoir une centaine dès l’année prochaine.


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Toronto, une ville Google pour le 21ème siècle (VIDEO)

 

A Toronto, Sidewalk Labs, une filiale d’Alphabet (la maison mère de Google) s’apprête à concevoir un quartier qui devrait héberger le prochain siège de Google au Canada. Un quartier qui s’annonce aussi et surtout comme un prototype de la ville du 21ème siècle, telle que l’envisage Google.

 

Après le moteur de recherche, les véhicules autonomes et les lunettes connectées Google, ou plutôt Sidewalk Labs, une filiale d’Alphabet (la maison mère de Google), va tenter d’imaginer une nouvelle conception de l’urbanisme, un urbanisme modèle, un urbanisme de référence pour la ville du 21ème siècle.

Quayside, c’est le nom de ce futur quartier pilote situé à Toronto, devrait à terme accueillir le siège canadien de Google et son millier de collaborateurs.

Sidewalk Labs travaille aujourd’hui à ce projet avec la ville de Toronto et va investir 50 millions de dollars dans cette initiative. Un peu comme Disney a pu le faire un temps auprès de ses grands parcs d’attraction (à l’instar d’une ville comme Celebration à côté de DisneyWorld en Floride) avec Quayside, Sidewalk Labs n’entend rien laissé au hasard.

Au programme une amélioration de la qualité de vie passant par des intentions plus que louables: réduction de la pollution, réduction des temps de transport (priorité à la marche, aux vélos et aux véhicules électriques), réduction de l’impact du vent, amélioration de la luminosité des bâtiments, réduction des émission de gaz à effet de serre…

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Pour le président d’Alphabet, Eric Schmidt, ce projet est l’aboutissement de 10 ans de réflexions et de travaux autour de la thématique suivante: “comment la technologie peut-elle contribuer à l’amélioration de la qualité de vie?”.

Au programme également, de la fibre-optique, omniprésente, mais aussi et c’est peut-être plus problématique, des capteurs déployés tout à la fois dans l’espace public et dans les bâtiments pour collecter des données sur le monoxyde de carbone, la pollution sonore, les vibrations et la température des lieux.


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RGPD / La CNIL va éditer un guide d’accompagnement pour les PME

 

Cet ouvrage sera co-édité avec la Banque publique d’investissement (BPI). Il devrait s’adresser en priorité aux PME, qui ne dispose pas d’une service juridique et/ou qui n’ont pas les moyens de se payer les services d’un consultant “spécialisé”, pour comprendre les enjeux de la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données personnelles qui s’appliquera à partir du 25 mai 2018.

 

Souplesse, pragmatisme et compréhension. Tels seront dans un premier temps les maîtres mots de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) envers les entreprises qui se retrouvent aujourd’hui confrontées à la mise en application du RGPD, le règlement européen sur la protection des données personnelles qui leur sera opposable à partir du 25 mai 2018.

“Le 25 mai 2018 ne sera pas une date couperet annonciatrice d’une pluie de sanctions”, a affirmé Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, dans un entretien publié en ligne dimanche 18 février 2018 par le quotidien économique Les Echos.

Selon elle, “la CNIL continuera  d’accompagner les entreprises pendant plusieurs mois”, après l’entrée en application du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD).”

RGPD-CNIL

Pendant plusieurs mois, c’est-à-dire à tout le moins tout au long de l’année 2018.

“Notre but ne sera pas de sanctionner immédiatement  des manquements à des obligations nouvelles liées au RGPD. Cela durera certainement le temps de l’année 2018. Après, on verra”, rappelle Isabelle Falque-Pierrotin.

Un guide d’accompagnement sur le RGPD (Règlement européen sur la protection des données) sera co-édité avec la Banque publique d’investissement (BPI) à destination des petites et moyennes entreprises, pour qui “ce texte est un monument législatif” et qui “ne peuvent pas se payer un consultant pour le comprendre”.

Le nouveau règlement sera applicable à l’ensemble des entreprises de l’UE et de leurs sous-traitants quelle que soit leur implantation, y compris hors Union européenne.

A terme, en cas de non-respect de cette nouvelle réglementation les entreprises, qui persisteront à ne pas se mettre en conformité, s’exposeront à de très lourdes sanctions financières, pouvant aller jusqu’à 4% de leur chiffre d’affaires.


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Les inquiétudes de France Digitale (VIDEO)

 

Le lobby du numérique s’inquiète de la volonté du gouvernement de protéger les entreprises stratégiques françaises.

 

L’héritage politique d’Arnaud Montebourg revient hanter le petit monde des start-ups et de la “French Tech”.

Quand il était ministre de l’Economie, en 2014, Arnaud Montebourg avait mis en place un décret destiné, disait-il, à protéger les actifs de l’économie française ainsi que son indépendance.

L’idée? Pour certains secteurs, et dès lors que l’ordre public, la sécurité publique ou la défense nationale se trouvent menacés, était d’obliger les investisseurs étrangers à obtenir une autorisation préalable de Bercy, généralement accordée en contrepartie d’engagements.

A l’époque, le petit monde de la French Tech craignait que cette initiative ne décourage les investissements étrangers, à commencer par les Américains, de miser sur les jeunes pousses à la française.

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Or aujourd’hui, reprenant à son compte des déclarations (que nous évoquions le mois dernier) du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, le Premier ministre, Edouard Philippe annonce son intention d’intégrer des secteurs d’activité comme l’intelligence artificielle, le spatial, le stockage des données, les semi-conducteurs dans le champs d’application du décret Montebourg.

Avec Bpifrance et l’Agence des Participations de l’Etat, l’exécutif veut par ailleurs se doter d’une “enveloppe d’intervention financière”, “pour assurer la protection de nos entreprises, notamment nos pépites susceptibles d’être la cible d’acquisitions hostiles”, a par ailleurs ajouté le Premier ministre.

Un Premier ministre qui a tenu a écarté “toute brutalité protectionniste” et qui a rappelé qu’il pensait que “les protectionnistes sont les ennemis de leur pays, quand ils menacent l’innovation”. 

En apprenant cela, les grandes voix de French Tech (à commencer par le lobby “France Digitale“), sont désormais à deux doigts de faire une rechute, et manquent de s’étrangler.

“Les investisseurs internationaux basés à Londres, Berlin, New York voire Moscou ont redécouvert l’Hexagone depuis la belle entrée en bourse de Criteo (fin 2013) et ont, depuis, été les chefs de file de plus de 60% des gros tours de tables réalisés par nos start-up. Un sursaut protectionniste prendrait totalement à contre-courant cette dynamique”, déclare Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale, dans un communiqué.

“Il est légitime de vouloir protéger nos innovations contre les prédateurs mais gardons à l’esprit qu’il ne peut y avoir de champions du numériques français sans alliés étrangers”, commente pour sa part Fleur Pellerin, administratrice de France Digitale et qui fut dans une autre vie ministre déléguée en charge des PME, de l’innovation et de l’économie numérique.


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L’Europe veut encadrer le crowdfunding

 

Faciliter le financement des “jeunes pousses et des PME” dans l’ensemble de l’Union européenne, telle serait la vocation d’un futur texte législatif (nous sommes au niveau européen, il est donc inutile de nommer cela un “projet de loi”) sur lequel plancheraient actuellement les services de la Commission européenne, et dont le site spécialisé WanSquare s’est procuré un document de travail.

 

“Ce service de financement fondé sur les nouvelles technologies, que représentent les plateformes de crowdfunding, est donc bien adapté aux investisseurs avec un projet d’entreprise et des besoins de financement”.

Le propos introductif des auteurs de ce futur texte législatif est on ne peut plus clair, favoriser et sécuriser le développement du financement participatif (ou “crowdfunding” pour les anglophones) c’est favoriser le développements des jeunes pousses, des entreprises innovantes et des start-up (toujours pour les anglophones).

Selon le texte aujourd’hui en cours d’élaboration, et sur lequel la Commission européenne devrait se prononcer au début du mois de mars, les plateformes de financement participatif qui souhaitent procéder à des levées transnationales devront s’enregistrer auprès de l’ESMA (l’Autorité européenne des marchés financiers, désormais basée à Paris), avec un montant maximum de 1 million d’euros par levée sur 12 mois.

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Partant du constat que les plateformes de crowdfunding ont du adapter leur modèle en fonction des législations nationales des pays dans lesquels elles sont aujourd’hui actives, la proposition de loi de la Commission vise à permettre aux acteurs du secteur d’effectuer une demande d’agrément au niveau européen, qui leur permettra d’opérer partout en Europe, à certaines conditions, souligne le site spécialisé WanSquare.

“Les fortes différences entre les standards adoptés par les pays pénalisent actuellement les plateformes qui souhaiteraient accroître le volume de leurs activités, puisque leur business modèle doit être adapté à chaque juridiction. Ce qui accroît les coûts, la complexité et l’incertitude pour certaines plateformes (…), et restreint l’accès du financement participatif aux pays de plus grande taille avec un marché plus large”, détaille le Memorandum du texte.

Le texte qui devrait bientôt être proposé par la Commission permettrait d’instaurer un régime européen de crowdfunding, sous l’agrément d’un European Crowdfunding Services Provider (ECSP). Un agrément que pourraient demander les plateformes souhaitant mener des opérations transfrontalières, relève WanSquare.

L’ESMA (Autorité européenne des marchés financiers) étant le régulateur chargé de superviser l’activité des plateformes de financement participatif au niveau européen.


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