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Monthly Archives: février 2018

L’intelligence artificielle au risque du cybercrime

 

Dans un rapport publié ce mercredi 21 février 2018, 26 experts internationaux sonnent l’alarme sur les risques d’une utilisation malveillante de cette technologie par “des Etats voyous, des criminels, des terroristes”.

 

On se souvient des mises en garde d’Elon Musk et de plusieurs scientifiques sur le risque de voir un jour des robots tueurs. Aujourd’hui, 26 experts spécialistes en intelligence artificielle (IA), cybersécurité et robotique reviennent à la charge.

Ces experts appartiennent à quelques unes des plus prestigieuses universités de la planète (comme Cambridge, Oxford, Yale ou bien encore Stanford) ou travaillent pour des ONG (organisations non gouvernementales), spécialisées dans l’intelligence artificielle ou le respect des libertés numériques (comme OpenAI, Center for a New American Security ou l’Electronic Frontier Foundation créée par feu John Perry Barlow).

Le constat que dresse ce groupe d’expert dans un rapport d’une centaine de pages (disponible ici) est assez alarmant.

Selon eux, dans les dix prochaines années, l’efficacité croissante de l’IA risque de renforcer la cybercriminalité mais aussi de conduire à des utilisations de drones ou de robots à des fins terroristes.

Elle est aussi susceptible de faciliter la manipulation d’élections via les réseaux sociaux grâce à des comptes automatisés (bots).

“Nous pensons que les attaques qui seront permises par l’utilisation croissante de l’IA seront particulièrement efficaces, finement ciblées et difficiles à attribuer”, indique le rapport.

Et les experts d’étayer leur théorie par des “scénarios hypothétiques”.

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Ainsi des terroristes qui pourraient modifier des systèmes d’IA disponibles dans le commerce (drones, véhicules autonomes), pour provoquer des crashs, des collisions ou des explosions.

Ou ce robot nettoyeur trafiqué qui se glisserait parmi d’autres robots chargés de faire le ménage dans un ministère berlinois. Un jour, l’intrus passerait à l’attaque après avoir reconnu visuellement la ministre des Finances. Il pourrait se rapprocher d’elle et exploser de façon autonome, tuant sa cible.

“Ce nouveau rapport apporte “une vue d’ensemble sur la façon dont l’IA crée de nouvelles menaces ou change la nature des menaces existantes dans les domaines de la sécurité numérique, physique et politique”, explique à l’AFP,  Seán Ó hÉigeartaigh, directeur du “Centre for the Study of Existential Risk” de l’Université de Cambridge, un des auteurs du rapport.

“Nous avons déjà vu comment des gens se servaient de la technologie pour essayer d’interférer dans les élections et la démocratie.”

“Si l’IA permet à ces menaces de devenir plus fortes, plus difficiles à repérer et à attribuer, cela pourrait poser de gros problèmes de stabilité politique et contribuer peut-être à déclencher des guerres”, estime Seán Ó hÉigeartaigh.

Par ailleur, avec l’IA, il devrait être possible de réaliser des fausses vidéos très réalistes et cela pourrait être utilisé pour discréditer des responsables politiques, avertit le rapport.

Enfin, (attention second degré) ultime motif de réjouissance, les Etats autoritaires vont aussi pouvoir s’appuyer sur l’IA pour renforcer la surveillance de leurs citoyens.


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Aelectra, un papier peint connecté pour faire des économies d’énergie

 

Cette solution, développée par la start-up allemande Aelectra, permet de n’activer le chauffage que lorsque la présence d’une personne est détectée dans un pièce ou dans une maison.

 

C’est un papier peint à l’apparence on ne peut plus classique, un papier peint fabriqué à base de tissus recyclés.

Voilà pour le côté “respect de l’environnement”.

Mais on retrouve également cette solution technologique (puisque nous parlons ici d’un papier peint connecté) imaginé par la start-up allemande Aelectra, au chapitre “développement durable”.

Au moment où l’on parle de plus en plus de “smart city” (de la “ville intelligente”) le papier peint connecté d’Aelectra relève plutôt de la “smart home (la “maison intelligente et connectée”).

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Son objectif? Se substituer purement et simplement au chauffage électrique en transformant l’électricité en chaleur grâce à des matériaux conducteurs présents dans la toile, des matériaux alimentés par une batterie qui produisent des rayons infrarouges.

Un système qui peut atteindre une température maximale de 33 degrés Celsius en moins d’une minute.

Il s’agit donc d’un papier peint chauffant.

Mais l’innovation ne s’arrête pas là, car couplée à un capteur de présence, la solution ne se met en marche qu’à partir du moment où la présence effective d’une personne est détectée dans une pièce ou a fortiori à l’intérieur d’une maison.


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Des agents de la DGSE localisables grâce à l’application de running Strava

 

Selon Le Canard Enchaîné, qui révèle cette embarrassante affaire dans son numéro du 21 février, des agents de la DGSE ont continué à utiliser à leurs risques et périls, mais aussi à ceux de leur service, l’application de running et de fitness Strava, déjà mise en cause pour permettre de divulguer la localisation secrète de bases militaires.

 

On se croirait dans un mauvais épisode (si tant est qu’il en existe un) de la série de Canal Plus “Le Bureau des légendes”.

L’hebdomadaire satirique, Le Canard Enchaîné, révèle dans son édition datée du 21 février 2018 que des agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSE) ont pu être localisables et identifiables alors qu’ils utilisaient l’application de fitness et de running Strava.

Cette application avait déjà été mise en cause fin janvier, comme l’indiquait le New York Times, pour permettre de divulguer la localisation secrète de bases militaires américaines en Afghanistan, en Irak et en Syrie, mais aussi par exemple, la base militaire française de Madama au Niger.

Cette fois-ci, il semble bien que les agents concernés n’aient tout simplement pas écoutés les mises en garde formulées par le ministère des Armées au point de courir le risque de voir leur identité (et par extensions celles de certains de leurs contacts) trahie par l’utilisation de l’application Strava qui les géolocalisait pendant leurs sessions de footing.

Utilisée par des dizaines de millions de personnes dans le monde, Strava propose aux sportifs de suivre leurs performances et de les comparer à celles des autres utilisateurs par l’intermédiaire d’une application mobile gratuite couplée à un bracelet ou une montre connectée.

DGSE

Particularité de cette application, par rapport à d’autres programmes comme RunKeeper, elle propose depuis 2015 une carte thermique mondiale représentant les parcours empruntés par les utilisateurs.

Une carte réalisée à partir de 3 trillions de points de données GPS enregistrées entre 2015 et 2017.

Les activités des joggeurs ne sont pas partagées en temps réel et les parcours ont été “anonymisés”.

Mais certains mouvements peuvent révéler des données sensibles.

Le Canard Enchaîné explique par ailleurs que l’application enregistre un certain nombre de données relatives aux parcours qui permettent de remonter assez facilement à l’état civil des agents.

L’hebdomadaire cite ainsi cas d’un agent qui “a pris comme couverture le nom d’un personnage de dessin animé et qui, depuis deux ans, met malgré lui sa vie en vitrine”. Jusqu’à l’une de ses missions en Irak.


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Uber se retire du Maroc

 

Après la Chine, après la Russie, et peut-être (selon des rumeurs persistantes) avant l’Inde, le sud-est asiatique et le reste de l’Afrique, le groupe Internet a choisi de se retirer (officiellement à titre temporaire) du Maroc.

 

Il est des situations temporaires qui sont parfois faites pour durer, et le retrait (temporaire) du groupe Internet Uber du marché marocain pourrait être de celles-ci.

Uber a annoncé lundi 19 février 2018 la cessation de ses activités au Maroc, “tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité”.

“Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant.

C’est pour cela que nous prenons la décision difficile de suspendre notre activité au Maroc”, déplore le groupe Internet dans un communiqué.  

Uber-Maroc

L’application revendiquait 19.000 utilisateurs réguliers qui se déplaçaient grâce à 300 chauffeurs.

Uber indique que ces 300 chauffeurs seront accompagnés par “un support individuel le temps de passer cette transition difficile.”

Par ailleurs, si l’on en croit les intentions de SoftBank, l’actuel actionnaire majoritaire du groupe de VTC, ce nouveau retrait d’Uber d’un marché étranger pourrait ne pas être le dernier.

Le groupe Internet a encore perdu 4,46 milliards de dollars en 2017.


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Deux ans de prison ferme pour l’administrateur de Streamiz

 

L’administrateur de Streamiz, un site qui fut un temps l’un des sites de streaming illégal les plus populaires de France, a été condamné lundi 19 février 2018 à deux ans de prison ferme et à verser 83,6 millions de dommages-intérêts pour “contrefaçon” et “travail dissimulé”. Seul hic, le prévenu, âgé de 41 ans est aujourd’hui en fuite.

 

Dans cette affaire, les parties civiles (des syndicats professionnels, Disney, 20th Century Fox, Warner Bros et la Sacem) voulaient faire une exemple, et dans ce registre, le contrat est rempli.

Le message apparaît comme dissuasif.

Mais on peut toutefois à ce stade s’interroger sur l’efficacité d’une condamnation visant un prévenu toujours un fuite.

Un grand classique dans ce type d’affaire.

Streamiz, le site incriminé attirait au plus fort de son activité, c’est-à-dire en 2011 près de 250 000 visiteurs par jour qui pouvait alors choisir parmi un catalogue illégalement mis à disposition de 40 000 films (dont certains n’étaient pas encore sortis en DVD, selon une source citée par l’AFP).

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Le suspect avait été interpellé de manière rocambolesque en octobre 2011 alors qu’il quittait son domicile de Montrouge avec, dans son sac à dos, près de 30.000 euros en liquide dissimulés dans des chaussettes.

Convoqué par le juge d’instruction, le prévenu ne s’était (oh surprise!) pas présenté.

En deux ans d’activité, l’administrateur du site avait semble-t-il gagné près de 150 000 euros de recettes publicitaires.

Cette condamnation a vocation à “marquer les esprits et de montrer l’importance concrète du préjudice causé par ces sites”, a déclaré à l’AFP Me Christian Soulié, avocat des parties civiles.

“C’est un cas patent de contrefaçon commerciale” reposant sur un système “très structuré”, a ajouté pour sa part David El Sayegh, secrétaire général de la Sacem.

Cette condamnation “envoie un message très clair: il n’y aura pas d’impunité pour les pirates”.


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