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Monthly Archives: août 2019

Aux Etats-Unis, Google devra payer 170 millions de dollars d’amende pour violation des données personnelles d’enfants, utilisateurs de sa filiale YouTube

 

Selon les sites Politico, The Wall Street Journal et Bloomberg, la Federal Trade Commission accepterait de mettre un terme aux poursuites engagées contre YouTube, moyennant le versement par Google d’une amende de 170 millions de dollars.

 

YouTube, filiale de Google, était accusée par les autorités fédérales américaines d’avoir notamment illégalement recueilli les données personnelles des utilisateurs mineurs de sa plate-forme (en clair, des enfants), pour leur proposer ultérieurement de la publicité personnalisée.

En vertu de la COPPA / The Children’s Online Privacy Protection Act (la loi qui aux Etats-Unis fixe le cadre du respect de la vie privée et des données personnelles des enfants sur internet), la Federal Trade Commission (FTC) qui reprochait ces pratiques à Google était en droit d’infliger au groupe internet plusieurs milliards de dollars d’amende.

A l’aune de ce que pouvait faire la FTC, le montant de l’amende qui sera très probablement infligée à Google (entre 150 et 200 millions d’euros) est une preuve de faiblesse, peut paraître dérisoire et envoie un très mauvais signal aux autres acteurs du secteur explique l’association Public Citizen.

youtube-logo

Dans le même temps, YouTube lance ces jours-ci en Europe (et en France) une déclinaison web de YouTube Kids, cette application dédiée aux enfants lancée en 2015.

Si le groupe reconnait qu’il est toujours totalement incapable de faire examiner manuellement toutes les vidéos postées sur son service, YouTube intègre néanmoins sur la version web de YouTube Kids plusieurs nouveaux filtres de contenus.

Désormais, les parents pourront ainsi choisir en fonction de l’âge de leurs enfants : une première catégorie pour les moins de 4 ans dédiée à la créativité, l’apprentissage et l’exploration ; une seconde destinée aux enfants de 5 à 7 ans comprenant de la musique, des dessins animés et des travaux manuels ; et enfin une troisième pour la tranche d’âge des 8-12 ans qui diffusera des “vlogs” (contraction de “vidéo” et “blogs”) familiaux, de la science, des jeux vidéo et des clips musicaux.


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Certains collectifs de la gauche radicale enregistrent une soudaine (et inexpliquée) chute d’audience sur Facebook

 

Changement d’algorithme? Incitation à faire de la publicité sur le réseau social? Censure délibérée, mais qui ne dit pas son nom? A l’approche du récent sommet du G7 qui s’est tenu à Biarritz du 24 au 26 août 2019 et dans les jours suivants, certains collectifs de la gauche radicale présents sur Facebook ont constaté une chute brutale de leur audience.

 

C’est un principe de base de toute bonne entreprise qui se respecte, ne jamais dépendre d’un seul et même client.

De même, si l’on entend porter et diffuser un message en ligne est-il dangereux, voire aventureux de mettre “tous ses oeufs dans le même panier” et de déployer l’essentiel de sa communication sur un seul et même réseau social.

Dépendance à Facebook

Pour ne pas avoir pris suffisamment en considération cette stratégie de diversification des contenus, certains collectifs qui se revendiquent en France comme appartenant à la gauche radicale sont certainement en train de payer au prix fort leur dépendance à Facebook.

On ne reviendra pas sur le paradoxe qui consiste pour ce type d’organisations à communiquer sur la plate-forme d’un grand groupe de l’économie numérique aux pratiques souvent plus que contestables.

Soyons clairs, Facebook est, ce qui est parfaitement légitime, une société commerciale, cotée en bourse et qui n’a jamais eu (malgré ses ambitions) la prétention de se revendiquer comme étant un service public.

On peut néanmoins s’interroger, comme le fait Mediapart, sur cet étonnant concours de circonstances qui, à l’approche du sommet international du G7 qui s’est tenu à Biarritz du 24 au 26 août 2019 et dans les jours suivants, a provoqué une brutale chute d’audience des pages Facebook de plusieurs collectifs liés en France à la gauche radicale.

Lille insurgée, Bretagne noire, Collectif Auto Média énervé, Cerveaux non disponibles, Groupe Lyon Antifa, Nantes révoltée… à chaque fois le phénomène de déperdition d’audience est le même.

Zuckerberg-Facebook

Soudainement, les posts mis en ligne par certains de ces groupes ont cessé d’apparaître dans le fil d’actualité des abonnés à ces mêmes groupes. 

Certains administrateurs de page ont tenté d’obtenir des réponses circonstanciées de la part de Facebook mais ce sont le plus souvent heurté à ce mur du silence qu’est la réponse automatisée.


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300 analystes de données qui écoutaient les conversations des utilisateurs de Siri, l’assistant vocal d’Apple, ont perdu leur emploi

 

Globetech, un sous-traitant d’Apple basé à Cork (Irlande) a licencié 300 analystes de données après que le groupe américain ait été forcé de reconnaître qu’il faisait écouter des conversations des utilisateurs de son assistant vocal Siri, sans l’accord de ces mêmes utilisateurs.

 

Ils travaillaient dans des conditions innommables ; ils viennent de perdre leur travail.

Globetech, un sous-traitant (basé à Cork en Irlande) du groupe américain Apple employait 300 analystes de données.

Ces collaborateurs passaient leur journée à écouter et à catégoriser les conversations des utilisateurs de Siri, l’assistant vocal d’Apple, notamment disponible sur iPhone.

"Ils travaillaient comme des machines"

Ils “travaillaient comme des machines et avaient été contraints de signer un accord de non-divulgation” (…) “et pouvaient écouter jusqu’à 1 000 conversations par jour”, a raconté un employé au journal The Irish Examiner. Soit une conversation toutes les deux minutes. 

apple-siri

 “La plupart des utilisateurs concernés semblaient avoir un accent canadien, australien ou britannique. Une équipe plus réduite travaillait pour sa part sur les langages européens”, a-t-il ajouté.

Le programme d’écoute et d’analyse clandestine des conversations des utilisateurs de Siri a brusquement été suspendu puis interrompu au début du mois d’août après qu’Apple, comme la majeure partie des autres grands groupes de l’économie numérique (Amazon, Facebook, Microsoft, Google…) ait été contraint de reconnaître les faits.

Selon Apple “seul” 1% (nous vous laissons faire le calcul) des requêtes formulées sur Siri étaient concernées par ce programme d’analyse.


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L’OCDE met en place un groupe de travail sur la taxation des géants du numérique

 

Avec un objectif, parvenir d’ici à la fin de l’année 2019 à une proposition d’accord formelle sur la fiscalité internationale des grands groupes de l’économie numérique. 

 

A l’occasion du sommet du G7 qui s’est tenu du 24 au 26 août 2019 à Biarritz, la France et les Etats-Unis sont parvenus à un accord pour relancer la discussion sur la taxation des grands groupes de l’économie numérique ; l’OCDE (une organisation internationale d’études économiques basée à Paris) prend aujourd’hui le relais de cette initiative.

Près de 130 pays seront concernés par le futur accord, élaboré sous l’égide de l’OCDE.

L’objectif, est de “créer un modèle de taxation pour le XXIe siècle”, prenant en compte de fait que nombre d’entreprises n’ont plus de présence physique là où sont leurs clients, a rappelé le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria.

gafa

Le projet d’accord sur lequel travaille l’OCDE repose sur deux piliers: une répartition des impôts récupérés auprès des entreprises multinationales entre les pays où elles vendent leurs biens et services, et l’application d’un taux minimum d’impôt sur les sociétés au niveau international, indique l’AFP.

"Taxes discriminatoires"

Du côté des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) et des autres entreprises concernées, l’heure est à la colère, doublée parfois d’un sentiment de morosité.

“Nous ne devrions pas soutenir un compromis donnant le feu vert à des taxes discriminatoires à l’encontre des entreprises de technologie américaines au prix d’une vague promesse d’un éventuel remboursement partiel des années plus tard”, a déclaré  (en référence aux conclusions du sommet du G7 à Biarritz –  Ed Black, président de la Computer & Communications Industry Association – CCIA – un lobby qui représente Google, Amazon et Facebook.


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YouTube refuse de négocier avec un syndicat de youtubeurs

 

Créée en mars 2018, en Allemagne par Jörg Sprave, cette organisation vient de se rapprocher du puissant syndicat IG Metal pour porter les revendications des youtubeurs auprès de la filiale de Google.

 

C’est une fin de non-recevoir, mais ce n’est pas (totalement) une porte fermée.

La filiale allemande de Google (propriétaire de YouTube) a indiqué il y a quelques jours qu’elle n’engagerait pas de négociations avec The Youtubers Union, une organisation syndicale apparue en ligne en mars 2018, à l’initiative du youtubeur allemand Jörg Sprave.

Cette organisation s’est donnée précisément pour mission de porter les revendications des créateurs de contenus (sans lesquels, rappelons-le, YouTube ne serait rien) auprès des responsables de la plate-forme.

23 000 sympathisants

Cependant, Google Allemagne est disposé à deviser avec ses nouveaux interlocuteurs sur “les questions fondamentales liées à l’avenir du travail”.

Une invitation a été lancée à cet effet.

The Youtubers Union, revendique actuellement 23 000 sympathisants, car on ne peut pas encore parler d’adhérents à jour de cotisation.

Cette organisation vient de s’associer avec le puissant syndicat allemand IG Metal (2,3 millions d’adhérents), dans l’espoir de mieux se faire entendre.

Les deux structures viennent de mettre en ligne un site dédié baptisé FairTube résumant les revendications posées par nombre de youtubeurs, des revendications qui tiennent en deux mots qui semble aujourd’hui faire gravement défaut dans le fonctionnement de YouTube, “équité” et “transparence”.

Comment sont monétisées les vidéos sur YouTube? Pourquoi certains créateurs de contenus perdent-ils du jour au lendemain toute visibilité sur la plate-forme? Les youtubeurs sont-ils à la merci des algorithmes? Et par-dessus tout, est-il possible de parler à des êtres humains pour obtenir des explications dignes de ce nom?

youtube-union

De plus en plus de youtubeurs, en Allemagne et ailleurs se posent aujourd’hui ce type de questions, et s’en vouloir remettre directement en cause le groupe internet dont dépendent parfois l’essentiel de leurs revenus, commencent à s’exprimer en ligne.

La route s’annonce longue mais le mouvement est désormais (timidement) enclenché.

“Les plateformes comme YouTube changent leurs règles constamment pour sécuriser des profits plus élevés”, tandis que les youtubeurs subissent “une insécurité financière” et “une absence de protection sociale”, commente, dans un communiqué, Christiane Benner, vice-présidente d’IG Metall

Le syndicat allemand développe depuis un Code de conduite pour les plateformes qui pratiquent ce que le syndicat appelle le “crowdworking” (travail de la foule), soit des tâches effectuées via une plateforme en ligne ou une application servant d’intermédiaire entre le client final et les travailleurs·euses.

Si YouTube continue de faire la sourde oreille, IG Metall, qui planche actuellement sur le statut juridique des youtubeurs, envisage de faire appel à la justice.

“Notre but […] n’est pas de convertir tous les youtubeurs en employés. Cependant, nous pensons que les youtubeurs ne jouissent pas non plus de la liberté des entrepreneurs ou travailleurs indépendants. Nous sommes donc prêts à porter cette question devant les tribunaux […] pour obtenir des éclaircissements. Il s’agit d’une question pertinente pour les travailleurs de toutes sortes de plateformes, et pas seulement YouTube”, explique à Mediapart une porte-parole du syndicat IG Metall.


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